Immigration : ce qu’on dit et qu’on fait ...pas !!!

Le débat à l'Assemblée Nationale sur la loi qui devrait réglementer le droit d'asile et immigration a remis à l'honneur un problème que seulement des belles âmes pensent pouvoir maîtriser avec les sentiments et des malfrats du point de vue moral , l'utiliser à des fins de basse politique. Il est impossible de nier le défi gigantesque de l'immigration et la réalité vertigineuse dont il découle : la population mondiale a plus que doublé en 50 ans et s’accroîtra encore de 50% d’ici la fin du siècle. Mais, paradoxalement, tout le monde, de positions opposées, concorde : il faut résoudre le problème à la source, en développant l'économie des pays d'où les migrants sont principalement issus. Le bas baisse quand il faut passer à la mise en pratique de cette supposée volonté !

C’est justement pour ça que le chiffre du montant des transferts d’argent des émigrés vers leur pays d’origine publié par la Banque Mondiale est crucial

En 2017, les immigrés ont renvoyé 466Mds$ vers leurs mères patries. C’est beaucoup.

Beaucoup comment ? C’est trois fois le total des aides publiques au développement versées par les pays riches (du Nord) aux pays en développement ( du Sud ), soit 150Mds$/an.

Ce qui veut donc dire que les migrants sont de très loin les premiers contributeurs au financement de l’économie de leurs pays d’origine, seul levier durable de fixation des populations in situ.

Face à cette démonstration de pusillanimité , les barrières humaines dans les Alpes, au delà d’une démonstration de crétinerie de leurs auteurs, risque de faire juste souriree !

En fait, de ce pas, il faudra murer les Alpes.

source : World Bank

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