L’Europe à la plage de Patrick Mottard

Il y a quelques jours , Odile Menozzi , la très active présidente du Mouvement Européen 06 nous a proposé ...l’Europe à la plage.

C’est plus précisément à celle du Lido qu’ elle nous avait conviés pour une conférence de la parlementaire européenne Françoise Grossetête (PR) .

Séquence très intéressante devant un public nombreux et averti qui nous a permis d’apprendre que le budget de l’UE sera voté par anticipation pour limiter les dégâts en cas d’une poussée (probable) des votes populistes aux élections de 2019. Cela s’appelle du pragmatisme et ça me convient très bien même si certains vont s’offusquer devant ces mauvaises manières infligées à la sympathique Ligue du Nord Italienne et aux nazillons d’Europe Centrale.

Un budget qui, à volume constant (un budget ridiculement faible car inférieur à celui de la France), va être heureusement réorienté. Le volume financier très important ( 70 % du total) des politiques agricole et de développement régional va être réduit même si la France va être victime de la première baisse et les pays de l’Est de la seconde (mais qu’ont-ils fait de ces aides ?).

En effet, un vrai budget de la Défense va être mis en place pour répondre aux incertitudes de l’ère Trump (Françoise Grossetête en est la rapporteuse). Et une enveloppe conséquente va être consacrée au développement numérique. Voilà une double réorientation très positive.

L’entrée dans l’Union Européenne des pays balkaniques du sud (Macédoine, Albanie) est également évoquée avec probablement dans la foulée Montenegro et après accord politique Serbie, Bosnie et Kosovo. C’est une autre très bonne nouvelle car il y a pour l’UE un devoir moral à intégrer ces pays de l’ex-Yougoslavie. En effet, si elle avait fait de la Yougoslavie de l’après Tito un membre à part entière, l’Europe aurait joué son rôle d’amortisseur et empêché (comme elle l’a fait dans les Pays Baltes) une guerre civile et des dizaines de milliers de victimes.

Bref, pour en revenir au début de ce billet, nous pouvons dire que la conférence et le débat qui a suivi ont effectivement traduit de la part des participants l’amour à la plage… mais celui de l’Europe.

Patrick Mottard

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