La FBTP 06, pas encore au pied du mur

Pour leurs voeux de nouvelle année, Philippe Gautier et Pierre Mario ont fait un bilan de l'exercice 2016. Du bon, du moins bon, des points négatifs qui tendent à s'améliorer un petit peu. Ce qui compte maintenant pour eux, c'est une année 2017 pleine de promesses.

L’accueil est simple, intimiste. La FBTP 06 n’a pas vu les choses en grand mais a vu juste. Dans le bureau même du président, le duo Gautier-Mario assis en face, avec pour seul élément de séparation un bureau rond. Rien de pompeux, juste l’essentiel.

"N’hésitez pas à nous interrompre pour poser vos questions. C’est mieux si c’est interactif". lance Philippe Gautier, le président de la fédération. Après simple présentation de son nouveau bras droit, Pierre Mario, il en vient au fait.

2016 mieux de 2015

Lors de la précédente réunion de voeux, la FBTP 06 souhaitait une amélioration, ou plutôt de perdre moins d’effectifs et de commandes. C’est chose faite. L’année 2016 compte 22 000 salariés, soit une stabilisation. Côté apprentis, du mieux aussi avec 1000 jeunes , un redressement.

"Je tiens à saluer les mesures de Christian Estrosi au travers de la Région, qui encourage par exemple l’apprentissage avec une dotation de 3000 € pour toute entreprise qui conserve un apprenti."

L’autre élément de satisfaction de Philippe Gautier, c’est l’intérêt pour les formations telles que le gaz, le secourisme, le label RGE ou les mémoires techniques.

Côté logement, Philippe Mario prend le relais avec une première nouvelle : 12% de mieux pour l’activité du neuf. Pas de quoi revenir à la situation d’avant la crise de 2008 mais tout de même satisfaisant.

Philippe Gautier insiste. "Il faut reconnaître les mesures et fiscalités attractives, comme le prêt a taux zéro pour les jeunes par exemple. L’instabilité boursière est plus calme, le CICE a permis de stabiliser l’emploi". Autant d’éléments qui viennent expliquer la meilleure santé du secteur.

Quels bémols tout de même. Il reste presque 10 000 chômeurs du bâtiment dans les Alpes-Maritimes, le manque d’investissement sur certaines infrastructures coûte finalement trois fois plus cher quand il s’agît de les faire réparer.

Des espoirs pour 2017

Beaucoup d’outils peuvent aider la FBTP à sortir d’une situation qui reste compliquée. La présidentielle de mai pourrait changer la donne et c’est pour l’instant l’attentisme qui prédomine quelque peu. "Ayons une véritable politique attractive en matière de logement. On a fait remonter des idées des idées a la Fédération Française du Bâtiment. On a beaucoup d’espoirs en matière de logement pour 2017" affirme toujours Philippe Gautier.

L’autre élément attendu pour 2017, c’est l’arrivée d’une carte d’identité spécialement attribuée aux salariés du BTP. Si il reste quelques zones de flou, comme pour le cas du travail à Monaco, la carte devrait être un frein considérable au travail au noir.

Autre effet positif indirect, la carte va compliquer la tâche des entreprises étrangères et va donc contribuer à un protectionnisme des travailleurs français.

Une inquiétude tout de même, la méthode de prélèvement de l’impôt. "Si le processus devient une charge du patron de l’entreprise, qu’en sera-t-il de la vie privée de son employé ? Le patron devra avoir accès aux revenus du ménage de son salarié et pourrait donc lui refuser une augmentation sous prétexte qu’ils gagnent assez avec sa conjointe ?". conclue Pierre Mario.

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Jane Doe

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