La prison de Nice restera à sa place actuelle

Exit le terrain des Iscles à Saint-Laurent du Var , une option qui avait fait lever contre elle à l'unison le président du Conseil Métropolitain Christian Estrosi et le maire de cette commune Jacques Séguara , oui à la rénovation in situ de la prison de Nice ( nouvelle dénomination Coeur de Nice) plus , à moyenne terme, une troisième unité supplémentaire situé au nord des Iscles , en direction de la Baronne. C'est la synthèse du rapport que le Préfet fera remonter au Ministre de la Justice pour que celui prend la décision urgente et tant attendue. Elle ira certainement dans la direction proposée , ce qui , bonne ou mauvaise qu'elle soit, permettra d'apporter une solution quand à la situation du système pénitentiaire qui, depuis des années, est considérée inappropriée. D'ailleurs ,le Garde de Sceaux lui-même , au cours d'une visite à Nice, en prenant compte de la d'un état des choses détérioré , avait sollicité une proposition. Maintenant qu'elle est arrivée... Vive satisfaction a été exprimée par le "tandem" Estrosi-Pradal :" Nous nous réjouissons de la décision consistant à réhabiliter la prison de Nice sur son emprise actuelle que nous appelions de nos vœux. Les conditions d’accueil dans cette prison n’étaient plus dignes et nos collectivités feront tout pour faciliter cette réhabilitation".

En anticipant les probables critiques , le préfet Leclerc fait état d’une concertation approfondie avec les élus potentiellement concernés, parlementaires et maires , qui a précédée sa décision : "sur proposition des élus métropolitains et du conseil départemental et au regard des projets importants de développement économique sur ce secteur, le préfet propose d’abandonner le terrain des Iscles, dans la commune de Saint-Laurent du Var".

Comme tout le monde sait, et le Préfet ne l’ignore certainement pas, une association citoyenne se bat depuis des années pour le transfert de la prison du "coeur" de Nice à autre lieu et ne manquera d’exprimer sa désapprobation.

D’où cette ouverture en leur direction : "Cette rénovation devra prendre en compte les demandes d’amélioration de l’intégration dans l’espace résidentiel exprimée par les riverains".

Cette recommandation suffira-t-elle à calme les esprits des citoyens qui se sentirons lésés ou elle sera prise pour une simple pommade ?

On verra bien.

Concernant le pôle de Grasse, la situation est bien plus simple : "En concertation avec le maire , Jérôme Viaud, et les élus grassois, je proposerai au ministre une deuxième unité contiguë à l’actuelle maison d’arrêt, de 500 places environ. Il n’y a pas de difficulté majeure pour le faire"- précise le communiqué de Préfet Leclerc.

Pour rappel- dit la Préfecture- une maison d’arrêt telle que celle qui existe à Nice ou Grasse représente :

– 200 emplois pénitentiaires ; un investissement public de l’ordre de 100 millions d’euros au moment de la construction ; un budget de fonctionnement de 5 millions d’euros

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