Le lieu cultuel musulman de la rue Pontremoli reviens à l’actualité

Pas facile être préfet dans les Alpes-maritimes quand on a faire avec un seigneur des lieu plutôt réfractaire à l'autorité autrui ( et au passage de la loi), quand ne lui convient pas. En fait , on pensait que le préfet Adolphe Colrat parti ( il faut reconnaître que Christian Estrosi ne l'avait jamais digéré !) , tout serait rentré dans l'ordre. De plus, le nouveau préfet a un passé qui le situe plutôt à droite en terme de sensibilité politique. Ce que, considéré les couleurs politiques de Nice et sa région ( le bleu républicain et le brun fasciste) , aurait du ou devrait lui permettre d'être en phase avec la vision et les valeurs Mais, vu ce qui s'est passé, lui non plus n'est pas en phase avec les désidératas de celui qui a laissé le poste mais pas le bâton de commandement de la collectivité municipal. Résultat final : même si prend les manières en confondant à art Préfecture et Gouvernement , il lui fait clairement comprendre qu'il n'est pas content.

Ce vendredi matin, le préfet des Alpes-Maritimes a rejeté la déclaration d’utilité publique du projet de crèche rue Pontremoli que le président de la Métropole souhaitait implanter à la place de la salle de prières En-Nour, qui restera donc ouverte et opérationnelle.

"Je prends acte de la décision du Gouvernement de rejeter la déclaration d’utilité publique alors même que le projet de crèche, porté par la municipalité rue Pontremoli, avait reçu un avis favorable du commissaire enquêteur", a réagi Christian Estrosi.

Il annonce, comme on s’y attendait, que l’affaire n’en restera pas là.

"Aussi, certain de notre bien fondé et de nos arguments, nous attaquons cette décision de rejet de la déclaration d’utilité publique devant le tribunal administratif. Nous engagerons par ailleurs tous les moyens de droit pour faire échec à l’implantation durable de ce lieu de culte installé au cœur d’une zone d’activité économique, alors même que nous travaillons actuellement avec la communauté musulmane sur un autre projet plus adapté et avec un financement clair et transparent."

L’histoire ne date pas de la veille et on peut la résumer ainsi : l’association En-Nour a reçu en concession d’usage ce local pour le transformer en lieu de culte, et a présenté les documentations administratifs.

La Mairie , après les avoir approuvés dans un premier temps , a fait marche arrière pour des raisons politoco-électorales et l’association a obtenu gain de cause au niveau des services de l’Etat malgré la tentative de Christian Estrosi d"y installer une crèche, ce qui aurait du lui permettre de faire valoir un droit de préemption grâce à son statut d’utilité publique.

Les recours en justice ( Tribunal administratif d’bord, puis Conseil d’Etat) ayant échoué, le maire de Nice se refusant d’autoriser d’ouverture de ce site, ce fut le préfet Colrat a signer le document à terme de loi.

Cet acte , en plus de sceller la guerre froide entre l’élu et le représentant de l’Etat, a provoqué ce recours qui a été rejeté par le nouveau Préfet, lui aussi.

Le rappel de Christian Estrosi a un autre projet en association avec d’autres associations musulmanes ne doit pas confondre les idées : faute d’une hiérarchie, telle que nous connaissons dans la structure de l’Eglise catholique, les musulmans sont organisés en fonction associative et souvent par nationalité.

Les diverses associations et leurs responsables se font une rude concurrence pour attirer les croyants : en jeu , il y a les financements des fidèles et des gouvernements des pays d’origine , soucieux de contrôler indirectement leurs ressortissants pour des raisons de sécurité et politique, et l’influence au sein des communautés musulmanes.

C’est exactement le cas de cette histoire, ou à l’origine il a une mésentente entre associations cultuelles et leur responsables.

Les uns, ont trouvé ce riche homme politique saoudien ( qui , s’il a été mis au courent de ce qui se passe en son nom, doit se demander quelle est la logique de toute cette confusion et pourquoi Christian Estrosi le considère une sorte de "parrain" de l’ éxtrêmisme radical), les autres servent de relais entre la mairie et leurs communautés de croyants.

Leur collaboration est précieuse à plus d’un titre et s’adresse à des personnes qui sont aussi des citoyens résidents, en large pourcentage citoyens français de plein droit ( y compris d’avoir une carte électorale).

D’ailleurs, au delà de ce dossier En- Nour , la marie a déjà annoncé la construction d’un autre lieu de culte, pas loin de celui-ci, qui sera confié à la gestion d’associations cultuelles.

Ce seront les concurrentes-rivales d’En Nour à ce qu’on comprend, sont bien appréciés par le pouvoir politique local, qui le géreront.

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