Le "récit national" de l’histoire de la France

La campagne présidentielle a commencée et on entend des déclarations à l'emporte-pièce, d'affirmations péremptoires, de références à un passé qui n'est plus d'actualité... Il n'y a que dans les Etats totalitaires et autoritaires qu'existe une histoire officielle, le plus souvent instrumentalisée à des fins politiques et idéologiques, quand elle n'est pas délibérément travestie et faussée. La France, ses territoires, ses populations, ses régimes successifs, sont une construction progressive, un emboîtement de processus politiques, sociaux, économiques. Pas une création ex nihilo.

Former des citoyens oblige à l’objectivité et au développement du sens critique. C’est le premier rempart face aux prosélytismes de tous bords et aux entreprises de destruction d’une nation fondée sur la diversité, les principes qui rassemblent et l’adhésion à un projet commun.

L’histoire, comme la géographie, est une discipline scientifique.

La France a certes une histoire, mais elle n’est pas un isolat. Il y a des liens entre passé et présent. Apprendre le passé n’est pas le transformer, en déformant les faits, en les présentant comme on aurait voulu qu’ils fussent.

Il y a une histoire "vraie", c’est-à-dire celle qui s’appuie sur les sources. Pas une histoire qui relèverait de l’invention ou du roman.

Si récit il doit y avoir, il ne peut être que celui qui prend en compte tous les acteurs de cette histoire, et tous ses aspects, les moments où la France est du côté du progrès comme ceux où elle vit des heures sombres.

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