14 juillet : le Président Macron lave l’affront

Devant le maelström de manifestations diverses et variées dont certaines relevaient plus de la communication que de l’émotion, nous avons décidé de participer essentiellement à la commémoration républicaine de la place Masséna. C’était un choix personnel qui n’engageait bien sûr que nous, chacun réagissant à sa manière face à ce type de manifestation.

La cérémonie de la place Massena fut longue (deux heures et demie) mais chargée d’émotion et de sens.

Tout d’abord, on aurait pu l’intituler "Trois présidents pour une République", un bel exemple d’œcuménisme politique. Voir François Hollande et Nicolas Sarkozy un peu isolés (mais où sont donc passé les courtisans ?) deviser en attendant le discours du Président en titre fut un spectacle réconfortant pour qui souhaite une République forte capable de se transcender dans les moments dramatiques de son histoire.

La lecture du nom de chaque victime (celui des enfants, un vrai crève-cœur) et le discours de la représentante des familles furent un moment d’une infinie tristesse et d’une impeccable dignité. Le moment pour envoyer vers la lointaine Alsace une petite pensée pleine d’amitié et de tendresse pour le petit Gaston et sa maman Francesca qui se remettent définitivement quelque part en Alsace.

Quant au discours du Président, c’est peu de dire qu’il fut à la hauteur des circonstances puisqu’en quelques minutes Emmanuel Macron a lavé l’honneur de la République bafoué à Nice, il y a un an. On se souvient que les prises de position du maire de Nice voulant se dégager de toute responsabilité avaient à l’époque crée un climat tellement délétère qu’à la première cérémonie d’hommage les tricoteuses niçoises avaient conspué les autorités de la République et en particulier le Premier Ministre. Présent lors de cette infamie, j’ai mal à ma ville depuis. Le Président a, ce vendredi, définitivement éteint cette polémique en rendant un hommage appuyé à François Hollande, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve pour leur engagement contre le terrorisme et leur gestion de l’attentat de Nice.

J’ai également apprécié que le Président rappelle que le soutien aux victimes et les commémorations n’avaient aucun sens si l’on n’amplifiait pas nos efforts pour lutter contre le terrorisme islamique (même si le qualificatif n’a pas été employé à la façon de son prédécesseur) aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. Il a même évoqué "un combat moral de civilisation", j’aime assez la formule. Cela dit sans pour autant casser l’ambiance je serai tenté de dire que la contribution de la France au combat sera d’autant plus efficace qu’on ne rogne pas trop son budget de la Défense !

par Patrick Mottard

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