Bilan au 3 ème trimestre du marché de l’immobilier

Lors de la conférence de presse, hier après-midi, présentant les chiffres du marché de la revente au 3 ème trimestre 2018 dans les Alpes-Maritimes, Cyril Messika et William Siksik, co-presidents de FNAIM Côte d'Azur, ont pris le temps de faire le point les avancées majeurs qui seront réalisées.

"Si l’on effectue un bilan du marché de l’immobilier existant au 3 ème trimestre 2018 dans les Alpes-Maritimes, on remarque une situation contrastée du volume des ventes, selon les secteurs géographiques" déclarait Cyrille Messika.

Les chiffres confirment une stabilisation de la hausse des prix de l’immobilier sur une année glissante, sauf à Antibes.

"Les marchés les plus chers (Cannes et Menton), enregistrent un gain d’activité de plus de 5% par rapport au même trimestre de 2017. Antibes et surtout Nice, qui concentre la majorité des actifs, sont en retrait par rapport à l’activité de l’année dernière. Sur un an, les prix sont stabilisés sauf sur Antibes, qui enregistre encore une petite hausse de 1,32%" annonçait William Siksik.

Dans le secteur niçois, le prix moyen au 3è trimestre est de 4242 euros ( -0,7% sur 3t/2017), les reventes sont en baisse de 2%, toujours par rapport à la même période de l’année dernière.

Les deux dirigeants ont ensuite tenu éclaircir certains points de la loi Élan (Évolution du Logement et Aménagement du Numérique), qui sera très prochaînement approuvée par le Parlement , considérée comme une avancée par rapport aux normes précédentes par les professionnels du secteur, tels :

- La reconnaissance des titres d’Agent Immobilier, Administrateur de Biens et Syndic de copropriété.

- Le renforcement du rôle du Conseil National de la Transaction et de la Gestion Immobilière : "le projet de loi Elan le revitalise en étendant son champ de compétences à la déontologie professionnelle, aux questions relatives à la copropriété et ouvre la voie à la mise en place effective de la Commission de Discipline".

- Le bail mobilité : "une réponse locative adaptée à situations temporaires (...) bail meublé sans obligation de dépôt de garantie d’une durée comprise entre 1 et 10 mois, s’adressant aux locataires poursuivant des études, en apprentissage, en stage, en service civique, en mutation professionnelle, ou en mission temporaire dans le cadre de leur activité ... et peinant à trouver un logement faute de CDI".

- La révision tous les 5 ans de la liste des charges locatives : "permettant de l’adapter à l’évolution de la société".

- Faciliter l’expulsion des squatteurs de logements : "fin de la trêve hivernale, les occupants illégaux de logements ne bénéficieront plus du délai de 2 mois entre le commandement de quitter les lieux et leur expulsion".

- La numérisation des rapports locatifs, prévoyant un parcours futur totalement digitalisé : "un quotidien facilité mais une profession méfiante sur les véritables objectifs du gouvernement. Cela fait craindre une véritable nationalisation de la profession de gérant locatif, au profit de telle administration ou de tel office ministérielle. En jeu, la détention des statistiques du marché locatif et le risque de généralisation des mesures de blocage des loyers".

- Le contrôle des plateformes de locations touristiques : "les résidences principales ne pourront être louées plus de 120 jours par an. Toutes les publicités de location devront mentionner le numéro de déclaration préalable, justifiant que le propriétaire a bien obtenu l’autorisation de louer en saisonnier".

- Moderniser la gouvernance des copropriétés : " on entend parler de la tenue d’assemblée de copropriétaires par internet, d’augmenter le nombre de procurations de votes pouvant être confiées à un votant, de la possibilité de voter par procuration, de la création d’un conseil d’administration de la copropriété pouvant prendre des décisions sans consulter tous les copropriétaires ..."

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Jane Doe

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