Le marché immobilières bascule vers la location touristique et accentue la crise du logement

Sensibles aux problèmes sociaux qui sont le fond de commerce, les communistes ont toujours fait du droit de se loger un de leur chevaux de bataille préférés. D'ailleurs avoir un logement convenable est parmi les priorités de toutes personne ou ménage. Nice et sa région , par le manque d'espaces sur le littoral , le prix du foncier, la demande de résidences secondaires, un marché immobilier touristique très porteur , a été historiquement un territoire sous tension, à tel point que "l'attractivité du territoire est remise en cause, au moins partiellement, pour l'impossibilité pour des milliers de famille de pouvoir s'y loger"- dit Robert Injey (PCF Nice).

Pour bien mesurer ce que cela représente entre 2001 et 2015 Nice est passé de 19088 logements sociaux à 23822 , soit un solde positif de 4800 en 15 ans- affirme le dirigeant politique.

Pour répondre à une demande d’une population dont 70% est éligible à un logement social , ce n’est pas le trend qui va permettre de donner au problème une solution convenable dans un temps qui ne soit infini.

Dans ce conteste, une nouvelle alerte s’annonce : la diffusion à tache d’huile des locations touristiques , favorisées par les plateforme telle Airbnb.

La raison de cette évolution est simple : alors que la loi était censée favoriser la location ( partielle ou totale) de leur appartement par des ménages pour des courtes périodes , le marché s’est révélé jouteux et a orienté les propriétaires ( et particulièrement les multi-propriétaires) à transformer une location en location touristique.

Le résultat ? : ce sont des milliers d’appartements qui sortent du marché locatif classique.

"Les derniers chiffres donnent la mesure du phénomène, la plateforme Airbnb affiche plus de 10000 locations, dont prés de 85% de logements entiers"- dénonce Robert Injey qui fait la comparaison avec le chiffre des logements sociaux précédemment énoncée.

Bref, il tarde à mettre cette situation totalement déréglée et s’amplifie sous contrôle , pour autant que possible.

La loi actuelle a crée de barrière à un marché sans règles mais elle est insuffisante et reste largement contournée ainsi que la fiscalité assise sur cette activité.

"Il faut s’opposer à ce fléau"- est l’appel de Robert Injey- la question de l’encadrement de ces pratiques est une urgence"*.

Puis vient la surprise : "nous interpellons solennellement les sénateurs des Alpes-Maritimes et en particulier madame Estrosi-Sassone en charge à ces questions au sein de la métropole ( ndlr:et de la Ville de Nice) pour qu’ils votent la proposition de loi présentée au Sénat par le groupe communiste"- c’est le souhait exprimé par l’ancien élu au Conseil municipal.

Qui va lui dire à madame Estrosi-Sassone ?

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