Monique Peyrat à livre ouvert

C'est le 8 Mars, journée de la Femme, que les trois filles de NP ont choisi pour aller à la rencontre de la première Dame de Nice, Monique PEYRAT. L'entrevue était officielle en revanche, nous ne l'avions pas informée que nous étions trois. Elle aurait pu refuser mais cela ne l'effleura même pas !!! C'est après nous avoir invitées dans son bureau, qu'avec un grand sourire, elle a souligné un tel déploiement, semblant s'en amuser. Ce n'était pas un piège, juste le fait qu'aucune de nous ne voulait passer à côté de ce moment, surtout après avoir lu son dernier recueil « Emoi et toi ». Cette Niçoise à la personnalité piquante qui ne mâche pas ses mots dans ses écrits, n'a pas non plus éludé de questions regrettant presque que nous soyons pas plus « méchantes ». Madame Monique PEYRAT, une femme aux côtés de qui nous avons passé un excellent moment.

Audrey : Dans votre vie, vous tenez différents rôles dont celui d’écrivain, quel en a été le déclic ?

MP : J’ai toujours écrit. Etant gosse, j’avais de bonnes notes en rédaction. Mais un jour, voyant un peu tout ce que l’on disait de négatif autour de mon mari, notamment en 1995, quand il voulait se présenter sans investiture, j’ai alors décidé de créer le journal de Jacques Peyrat, ce qui peut sembler pompeux mais qui avait pour but de rétablir une image de lui qui est celle d’un homme comme tous les autres. L’anecdote est qu’un jour, j’ai croisé une Niçoise dans le vieux Nice qui m’a interpellée en disant après avoir lu ce journal : « - Dites, Madame Peyrat, votre mari,il est comme le mien, à faire plein de conneries, mais je voterai pour lui », voilà, en fin de compte, elle avait compris qu’il n’était pas aussi prétentieux qu’on voulait bien le dire.

Audrey :Dans votre dernier recueil, vous vous livrez à vos lecteurs en leur faisant partager des moments privilégiés de votre vie, qu’est-ce qui vous a incitée à nous en faire part ?

MP : Moi, j’aime les gens, j’aime qu’ils me racontent les choses et j’aime bien me livrer aussi.
Je crois un peu que, pour se faire aimer, il faut que l’on sache à qui on a faire.
Et moi, j’ai très envie qu’on m’aime, donc je fais voir que j’ai de l’émotion pour les autres.

Audrey : Envisagez-vous l’écriture d’un nouveau livre ?

MP : J’écris constamment de petits textes, notamment dans Nice Magazine, une fois que je les aurais réunis, j’en ferais mon prochain livre dont je n’ai pas encore le titre.

Audrey : Pourquoi le titre « Emoi ... et toi » ?

MP : Parce que c’est toi, le mari, le niçois, l’autre sujet ; et émoi, parce que je ne ressens que de l’émoi, mais aussi pour le jeu de mots.

Audrey : En lisant l’épilogue de « Emoi ... et toi », on apprend que vous êtes aussi peintre et que vos toiles sont reléguées à la cave ! Pourquoi ?

MP : En ce qui concerne l’histoire du tableau, il s’agit d’une nature morte que j’avais faite dans un club « Madame Côte d’Azur » et que tout le monde avait trouvée très belle, je l’ai fait encadrer et mettre dans notre maison de campagne. Quand je l’ai montrée à mon époux, je lui ai dit que c’était un cadeau pour lui, que j’avais pensé à lui en le voyant. Il m’a dit texto :« qu’est-ce que c’est qu’cette M... ». Je ne lui ai jamais dit que c’était moi qui l’avait peinte , je l’ai mise à la cave et je n’ai jamais repeint. Voilà ! C’est difficile, la peinture, mais j’en éprouvais beaucoup de plaisir, pourtant.

Audrey : Si on vous propose de tenir une chronique dans notre journal, accepteriez-vous de prendre la plume ?

MP : Oui, je serais plutôt partante pour un billet d’humeur, d’ailleurs, dernièrement, j’en ai fait un dans le journal des amis du maire qui s’intitulait « tagada tagada, voilà les daltons » pour représenter les quatre personnes identifiées à ce jour, qui se présentaient contre mon mari. Il faudrait que l’on s’entende bien avant sur ce que vous attendez.

Audrey : Dans chaque session de Star Academy, un candidat appartient à notre ville. Candidats, qui plus est, qui vont en finale ou demi-finale : Jenifer, Lucie, Georges-Alain, Pascal, Romain. J’ai cru remarquer votre intérêt pour cette émission. Pourquoi un tel engouement ?

M.P. : J’adore tout ce qui est musique, show-business. Dans mon rêve, au lieu d’avoir vendu des billets d’avion toute ma vie, j’aurais voulu être metteur en scène. J’adore monter des spectacles ! D’ailleurs, dans mon livre, j’ai écrit une chanson pour mon époux que j’ai fait chanter aux élues, c’était très amusant. J’adore, je me mets devant la télévision. J’ai suivi toutes les Star Academy et j’ai voté évidemment quand il y avait un niçois, c’est un coup de cœur.

Audrey : Quel est votre livre de chevet ?

M.P. : Je ne lis pas tellement car je n’en ai pas le temps. Je me couche à minuit et je m’effondre. Par contre, je suis très magazine, je me tiens au courant. Comme mon mari n’y connaît rien, je suis obligée de l’informer. J’ai quand même une passion pour un livre qui m’a suivie toute ma jeunesse, c’est « Autant en emporte le vent ». J’adore toutes les sœurs Bronté. Et là, je viens de lire un livre d’Eluard qui s’intitule « Les fauves » : purement politique. Tout le monde en prend plein la figure et ça m’a fait très plaisir.

Audrey : quel est l’album que vous écoutez en ce moment ?

MP : C’est mon grand béguin : Claude Nougaro. Je le passe en boucle. J’ai aussi une passion pour tous les B : Bécaud, Brassens, Brel, Barbara ..
La chanson que je porte au nu, c’est notre chanson à tous les deux avec Jacques Peyrat, c’est « L’aigle noir », ça me fait penser à lui. C’est magnifique !

Audrey : Le dernier film que vous avez été voir ?

MP : La marche de l’empereur, c’est un film extraordinaire !

Audrey : Quel est l’artiste Niçois qui vous a touché dernièrement ?

MP : Armand, parce qu’il est mort.
Vous savez, il m’a offert le trophée de la femme de l’année, ce fut un grand moment pour moi. Que je vous raconte...Je connais Armand de puis très très longtemps. En fait, j’ai assisté à ses débuts quand il sciait des violons, des pianos.. Un jour, je lui ai téléphoné, alors qu’il était aux Etats-Unis, en lui disant : « Je vais faire un gala de la femme et j’aimerais offrir un trophée ». Il n’était pas trop « chaud » et me répondait « ouais boff », lorsque j’ai rajouté «  : Tu sais on va l’appeler : l’Armand de la femme » comme ça faisait illusion à l’amant de la femme, il m’a dit « Ah, ça ça me plaît ». C’était magnifique, il a fait des choses extraordinaires. Armand, c’est quelque chose de formidable.

Audrey : quel est l’art indispensable à votre vie ?

MP : Le piano, parce qu’il me permet de sortir toutes mes émotions, tous mes états d’âmes, je m’installe seule et je m’exprime ainsi. La musique dans son ensemble me procure un grand plaisir. Il faut dire que ma mère était professeur de piano et mon oncle, chanteur lyrique à la Scala de Milan.

Barbara : Aujourd’hui, c’est le jour consacré à la femme. Pourriez-vous nous dire votre plus grand souhait en tant que femme ?

MP : Je suis de la génération qui s’est battue pour que les femmes soient reconnues, parce qu’à l’époque, j’étais une des rares femmes à travailler dans un milieu d’hommes et je vous assure que ce n’était pas facile..

C’est avec joie que j’ai relayé le combat, pour ma part, dans les comités d’entreprises, pour avoir le même salaire et la même fonction que les hommes. C’est long, mais petit à petit, on y arrive. Mon souhait, c’est qu’on reconnaisse de plus en plus les qualités des femmes au niveau de l’homme sans la rabaisser à la parité car, si j’étais politique, je ne voudrais pas du tout qu’on m’impose mais qu’on me choisisse.
Et puis, ça nous oblige à redescendre au niveau de l’homme.

Barbara : Quels sont vos petits plaisirs quotidiens ?

MP : Quand mes petits fils, pourtant grands maintenant, me téléphonent, j’ai une passion pour eux. Dernièrement, c’était mon anniversaire, comme je ne le fête plus, j’ai dit que je voulais simplement de l’amour comme cadeau. Alors, ils m’envoient des dessins, des trucs, c’est tout mignon. Et puis, ma fille qui m’appelle tous les jours, c’est très important. Moi, je ne suis pas du tout sms, texto, j’ai besoin de la voix car le son de leur voix, ça me permet de savoir comment ils vont.

Barbara : Est-ce que vous utilisez des termes actuels, que les ados utilisent de nos jours dans les cités ?

MP : Ah ouais, ne serait-ce que pour mon âge que je donne toujours en verlan. (rires)
Non, je ne vous le dirais pas, « mon âge ».
Tiens ; l’autre jour, il y en a un qui m’a sorti une expression qui m’a plue et que j’ai appris à mes petit- fils, c’était : « Arrête de me squatter l’encéphale » au lieu de dire « tu me casses les pieds, ou tu me pompes l’air » j’ai trouvé ça amusant. J’en cite beaucoup dans mon livre, c’est un langage devenu tellement courant : ça met en colère mon mari qui me dit alors que je devrais surveiller ma sémantique mais c’est amusant.

Barbara : Comment définissez-vous les niçois ?

MP : Les niçois ... On ne connaît pas les qualités des niçois qui sont d’ailleurs souvent d’origine italienne.
Le niçois est quelqu’un de particulièrement comédien. Tout, chez lui, est comédie. Mais, en même temps, il a beaucoup de sentiments. On dit que les niçois sont des gueulards, moi j’avais un grand père qui râlait souvent. En vérité, c’était par amour. Pour moi, ce sont des personnes qui ont des cœurs immenses... immenses.

Barbara : Récemment, la justice a tranché sur l’affaire Humbert, quel est votre sentiment par rapport à la réaction de la mère et du médecin ?

MP : Je suis tout à fait en accord avec la maman et ce, dès le départ et bravo pour le médecin qui a eu le courage de faire ça. Moi, je suis pour l’euthanasie, attention, contrôlée, bien entendu.

Il y a déjà eu des dérives et d’autres en profiteraient mais pour la personne qui n’en peut plus, il faut lui laisser le choix de mourir dans la dignité. D’ailleurs, j’ai fais un testament que j’ai envoyé à ma fille. Elle m’a téléphonée en larmes en maugréant d’arrêter et de ne plus faire ce genre de choses.
« Je veux partir tranquille. Je veux être regrettée, je ne veux pas les soulager à ma mort, je veux qu’en partant ils me pleurent, non mais !!! c’est vrai je veux qu’on me regrette » (rires)

Barbara : Dans votre recueil, vous parlez des travaux du tramway, de la réaction des citoyens. Aujourd’hui, quelle est votre position ?

MP : Je suis ravie que Jacques ait eu le courage de se lancer dans ces travaux.
Il aurait pu tranquillement dire :" j’attends un peu avant d’entamer le chantier".
Car au fond, que veulent les niçois ?
Ils veulent qu’on leur mette un banc là, qu’on leur enlève les crottes ici.
Au lieu de cela, lui n’a pris que des initiatives où il se fait bastonner. Petit à petit, ça se calme un peu. Je ne sais pas si vous avez vu des maquettes du tram, la ville va être complètement rajeunie et embellie. Les niçois s’en rendront compte ,peut-être, dans quelques années, quand Jacques ne sera plus là. Mais, au moins, il aura été un Maire bâtisseur.

Barbara : Nice, va bientôt avoir son grand stade. Quel nom aimeriez-vous qu’il porte ?

MP : Il y a une personne qui avait lancé le « Stade des aiglons », mais peut-être qu’on va donner le nom de quelqu’un de sportif comme on a donné le nom du « stade Charles Hermann », c’est plutôt le domaine de mon frère, qui est adjoint aux sports.
C’est notre stade ! Il faut se l’approprier, moi j’aime bien « le stade des aiglons ».

Barbara : Le 22 avril, Nice rencontre Nancy au stade de France. Y serez-vous ?

MP : Ah oui !!! J’y serais, pas de problème. Ca va être formidable ! Si on gagne comme on avait gagné la coupe de France, ça serait extraordinaire. Moi, j’adore le foot ! Mon mari, c’est le rugby, mais moi je n’y comprends rien. Je me suis toujours demandée quel besoin ils avaient de se dégringoler les uns sur les autres pour le ballon ! Le seul intérêt, c’est qu’on voit leur fesses ! (rires)

Barbara :Le Carnaval de Nice est terminé. L’année prochaine, le thème sera « le roi de la mêlée », le rugby et les municipales seront à l’honneur. Pensez-vous que votre mari en sera un des « joueurs » principaux ?

MP : Oui, je l’espère bien ! Et j’espère que vous allez bien voter et faire campagne.

Barbara : Comment est votre vie de « femme de Maire » ?

MP : Je n’aime pas la politique parce que je considère que c’est une hypocrisie ! Je ne suis pas douée pour faire de la politique politicienne j’entends, encore que, vivant depuis 40 ans aux cotés de mon mari, si j’avais moi-même 30 ans de moins, je me représenterais dés maintenant. J’ai envie de faire quelque chose, enfin c’est fini pour moi, dans une deuxième vie peut-être.

Quand j’ai arrêté de travailler, d’abord parce que j’en avais l’âge et aussi parce que je ne pouvais plus travailler avec mon mari Maire, il me fallait m’investir. Seulement voilà, je ne sais pas jouer au bridge et je ne connais que la bataille. Je ne peux pas faire de la confiture car ça fait grossir. Je n’avais qu’une seule envie, c’était de m’investir au sein d’une association.
Il y a une phrase qui est très belle de Bartlett qui dit :
« On peut aimer un politicien et ne pas aimer la politique, mais on peut difficilement en épouser un sans faire partie de sa carrière ». Et je trouve que c’est excellent.

Soit vous restez totalement en dehors, restez à la maison ou alors vous collez à lui.C’est pour cela que j’ai créé Nice Présence qui est une association à but caritatif : nous organisons des manifestations en direction des publics aisés pour qu’ils puissent faire des dons au profit de grandes causes comme celle des enfants malades, des personnes âgées..

Avant cela, j’avais créer « les femmes du Comté ». C’est intéressant et valorisant de s’investir à travers des actions. Bien sûr, je reçois des critiques, des menaces, des lettres anonymes, mais vous savez, dans le milieu du travail aussi, des peaux de bananes, il y en a partout !!!

Barbara : Quel est à vos yeux le changement primordial qui devrait être créé dans cette ville ?

MP : La ville commence à avoir un nouveau visage et ce que je souhaite, c’est que l’on puisse faire venir beaucoup d’entreprises afin de générer des emplois.

Barbara :Quelles sont les manifestations qu’organise Nice Présence ?

MP : On a toujours 4 thèmes.
Ca commence avec le Noël des enfants défavorisés,le gâteau des rois des personnes âgées qui, soit dit en passant, sont très bien traitées à Nice . Saviez-vous que notre ville a le second budget social après Paris ?

Il y a beaucoup de maisons de retraite, mais le drame d’une personne âgée, c’est l’absence de distraction, l’ennui, il est très plaisant de voir le bonheur sur leur visage à ces moments-là... cette année, nous avons proposé d’inverser les rôles et ce sont eux qui nous présenteront un spectacle. Beaucoup d’entre eux ont du talent, ils dansent ou chantent
Les assistantes sociales ont trouvé l’idée formidable et nous ont dit qu’ainsi elles pourraient, autour de ce projet, garder un fil conducteur toute l’année pour la préparation..

En juin, un défilé de mode ou une manifestation pour faire venir les gens et donc récolter de l’argent, car moi je n’ai pas de subvention.
Le gala de la femme à l’opéra, le 6 octobre.

Barbara : Quel est le programme de Nice Présence ?

MP : Chaque mois, nous avons des sorties pour intéresser les membres. Nous sommes allés découvrir le centre d’imagerie médicale, nous allons aller visiter ALIOTIS pour le traitement des eaux, puis faire le tour des espaces verts des jardins et des serres. Puis la dernière sortie, nous allons aux îles de Lérins, si vous voulez venir, vous êtes les bienvenues. Nous partirons le matin de Nice, nous assisterons à la messe en plein air, pique-nique puis on jouera aux boules.

Barbara : Pourquoi n’avez-vous pas de site Internet ?

MP : Je vais le faire. J’ai connu l’informatique à ses débuts et je n’ai pas eu le temps de m’y consacrer depuis longtemps. J’ai un ordinateur mais j’avoue avoir pris du retard.

Elise : Lorsque l’on vous lit, c’est l’authenticité qui ressort, qu’est-ce qui émane de votre peinture et de votre jeu de pianiste ?

MP : Quand on a en soi énormément de choses à exprimer et qu’on se retrouve seule dans une pièce face à soi-même, il faut un instrument qui me permette de m’exprimer, selon l’humeur dans laquelle je suis, soit je me mets à un clair de lune, soit à un Beethoven musclé, ça me permet d’exploser. Alors, je retrouve ma sérénité, mon calme. Au lieu de prendre un médicament, je me mets de la musique,je trouve que c’est un remède extraordinaire..
Si on parle de peinture, ce sera plus à travers le trait et la couleur. et le piano, c’est pareil.

Elise : Je vous ai vue à maintes reprises dans diverses occasions et j’ai été interpellée par votre présence affirmée dans la discrétion, une certaine austérité parfois, vos nuances s’étalent-elles dans d’autres domaines ?

MP : On me dit snob, prétentieuse. Un jour, la gauche m’attaquait en disant que j’étais une femme strass et paillettes parce que j’organise des galas et moi, j’ai répondu que j’allais vers les gens qui sont friqués pour récolter de l’argent ! J’adore les chapeaux aussi, j’en ai une trentaine chez moi, mais mon mari ne veut pas que je les mette car il a peur de paraître ridicule quand je suis à ses côtés.

Elise : Vous aimez le roller, défendez les musiques actuelles, n’avez-vous jamais eu envie de créer une instance associative ou collégiale au sein de laquelle vous auriez pu vous saisir de la parole des cadets et les accompagner à travers des projets qui les intéressent vers la citoyenneté ?

MP : Oui, mais c’est le temps qui me manque. Je suis très proche de la jeunesse. Vous savez le bénévolat, c’est égoïste. On se fait plaisir. Quand on voit un enfant malade qui vous sourit ou qu’une main toute ridée se tend vers vous pour vous remercier, c’est vraiment formidable, vous ne le trouvez dans nulle autre circonstance, ni dans le job , ni dans la famille. Les jeunes sont des gens qui savent rendre.

Si on pouvait passer du temps avec eux, peut-être qu’on les sauverait d’aller en prison. L’autre jour, je vais aux Moulins, et un beau gosse qui me suivait, très intéressé puis à un moment donné, il s’approche de moi et il me dit en regardant ma bague : « c’est vrai » et moi je lui ai chuchoté : « j’ai braqué une bijouterie ! ». Il était étonné et je lui ai dit : « La prochaine fois, je te fais signe ». Il me regardait de loin !

Elise : Quel est votre dicton, périphrase ou mot de prédilection préféré dans les domaines suivants :

MP :
Amour : Aujourd’hui, plus qu’hier et moins que demain.

Amitié : Un regard, car il suffit à l’intensité d’un sentiment furtif dans le temps et éternel dans le souvenir.

Fatalité : Beaucoup de courage pour l’accepter.

Philosophie de vie : le respect de l’autre.

Enfant : le bonheur de la vie, le bonheur en général.

Age : J’ai très mal vécu le passage des 29-30 ans celui des 39-40 ans, maintenant que j’ai largement passé les 60 ans et que j’attaque les 70 , je suis a l’aise je me dis qu’après tout, je ne fais pas tellement mon âge.
L’âge est quelque chose qu’on a en soi. Pas très facile de résister aux petits gâteaux pour garder les formes. En fait, c’est un régulateur de vie, plus vous vieillissez, plus vous réalisez que vous vieillissez et plus vous vous dites : il faut que je combatte l’age qui vient.

Il eut été de bon ton de se demander comment aborder avec la même finesse cette personnalité nuancée de contrastes comme un ormeau ou piocher une carte au hasard dans un jeu de cartomancienne sur laquelle aurait pu figurer une réponse floue du genre :« "Rester soi-même" .
En fait, un instant a suffi pour que le naturel s’installe, alors trois femmes ont conversé avec celle qui leur faisait face les bras ouverts. Ce n’était pas si compliqué au final !!!

Monique PEYRAT est une femme que l’on voit, que l’on croise et que l’on peut rencontrer à son aise à travers ses écrits choissisant ou pas de s’installer aux portes de sa vie dans la généreuse intimité à laquelle elle invite.

Nous sommes parties après qu’elle nous ait offert ses autres recueils. Dans la salle du bas, se tenait une réunion où d’autres femmes "élues" parfois décrivaient leur parcours...

Partager

Laisser un commentaire

Qui êtes-vous ?
Votre message