La préservation du cadre de vie des collines niçoises au coeur du futur Plan d’Urbanisme métropolitain

« Que vont devenir nos collines ? » s’interrogeaient hier, devant la mairie, un riverain inquiet, du nombre croissant de chantiers sur les hauteurs de la ville. Car la question mérite d’être posée. Nombreux sont les niçois à s’en être inquiété : de Saint-Antoine Ginestière au quartier du Ray, la saturation de l’espace interpelle. Ce à quoi le Maire de Nice, Christian Estrosi rétorque : « Les collines présentent une qualité patrimoniale, environnementale et paysagère qu’ils convient de préserver et mettre en valeur (…) Nous mettrons en place un projet de concertation entre les acteurs privés, souhaitant construire, et les riverains ». Précisant également que la mobilité des transports, tourne autour du droit à bâtir. « Pendant longtemps, la Municipalité a densifié, sans créer de transports » regrette Christian Estrosi qui présentait - hier dans la matinée - aux représentants des associations de quartier concernées le PLUm ( Plan local d'urbanisation métropolitaine) , prévu pour le mois d’octobre 2018, qui justement précise et renforce la démarche de maîtrise de l’urbanisation des collines niçoises. Ce document d'urbanisme commun aux 49 communes de la métropole vient d’entrer en concertation publique.

Sur le secteur des collines, les dispositions prévues se traduisent par une diminution des droits à bâtir, de l’ordre de 25%, soit une baisse d’environ 71 hectares de capacités résiduelles initialement destinées à être urbanisées. Plus de 1700 logements de moins.

Le Maire de Nice a également tenu à préciser, que plusieurs projets qui ne correspondaient pas aux objectifs qualitatifs fixés ont été refusés, assurant que « dès l’arrêt du PLUM en octobre 2018, des sursis à statuer pourront être appliqués par la ville pour tout projet ne s’inscrivant pas dans les objectifs de préservation fixés ».

Les maires des communes de la métropole conserveront la compétence instruction et délivrance des autorisations d’urbanisme et la signature des permis de construire.

* et dont les grandes orientations seront :

- La valorisation du cadre paysager et environnemental exceptionnel en préservant les territoires collinaires -Préserver et promouvoir l’agriculture-Poursuivre la politique initiée en matière d’habitat- Développer et améliorer les transports, le PLUm portant un volet spécifiquement dédié : le plan de déplacements urbains-Promouvoir l’attractivité économique de nos territoire, en proposant de nouveaux secteurs dédiés à l’accueil des entreprises-Poursuivre la réalisation des grands équipements structurants ainsi que les équipements de proximité

Pour rappel, la Métropole Nice Côte d’Azur rassemblerait 552 500 habitants à l’horizon 2030 avec un besoin de 276 250 résidences principales. Il sera donc nécessaire de construire à l’horizon 2030 pour répondre aux besoins 23 050 résidences principales auxquelles s’ajoutent 15 % de résidences secondaires, soit de l’ordre de 27 000 logements nouveaux.

Cet objectif correspond à un rythme de 2300 logements par an, contre un peu plus de 2000 logements mis en chantier et 1870 livrés par an entre 2010 et 2015 sur le territoire de la métropole.

(source : tpbm-presse.com).

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