Pour que les élus achèvent leur mandat et respectent les électeurs

Puisque certains considèrent que les mandats électifs sont interchangeables, affichent un mépris total des citoyens et font fi des engagements pris, voici deux propositions simples en vue de la moralisation de la vie publique.

Nous avons vu un candidat, et non des moindres, se faire élire à l’élection présidentielle et mettre en oeuvre une politique allant à l’encontre de ses engagements de campagne. Le dépit et le dégoût suscités chez les électeurs fut à la hauteur des espoirs levés et continuent à alimenter le rejet de l’ensemble de la classe politique.

Nous voyons désormais un candidat se faire élire à une élection municipale en promettant la mise en oeuvre d’un programme pendant toute la durée du mandat, puis partir un cours de route pour courir une autre élection, régionale celle-ci, en promettant là aussi la mise en oeuvre d’un programme pendant tout un mandat, pour finalement ne pas achever non plus ce second mandat et revenir au premier...

Ce genre de pratiques retire toute crédibilité à la politique et donne raison aux abstentionnistes. Les mandats ne sont pas interchangeables et une candidature électorale est un engagement moral vis-à-vis des citoyens.

Nous voyons également une candidate renoncer à son mandat pour convenance personnelle et familiale, sans justifier d’une situations exceptionnelles ou d’un cas de force majeure.

On ne peut prétendre servir l’intérêt général en bradant ses mandats et ses engagements au grès de ses envies.

Puisque le non cumul des mandats est contourné avant même son entrée en vigueur, puisque la proposition de révocation des élus est dans ce cas inopérante et puisque les élus en question ne semblent pas se sentir tenus par leur engagements moraux vis-à-vis des électeurs, je soumets deux propositions pour contribuer à la moralisation de la vie publique :

1. Qu’un élu qui n’a pas achevé son mandat de façon volontaire et sans justifier d’un cas de force majeure ou d’une situation exceptionnelle rembourse l’intégralité des indemnités perçues pour ce mandat.

2. Qu’un élu exerçant un mandat exécutif local ne puisse pas être candidat à un autre mandat exécutif local tant qu’il n’a pas achevé son mandat en cours s’il ne justifie pas d’un cas de force majeure ou d’une situation exceptionnelle.

J’ajoute, en tant que niçois, qu’il est intolérable de constater que Nice et les Niçois soient considérés comme de simples variables d’ajustement dans une carrière politique, quelle qu’elle soit.

par David Nakache, président de l’association Tous Citoyens

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Président de l’association Tous Citoyens

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