Pradal et Estrosi à la rencontre des seniors

C'est au salon des muses du palais Acropolis que le maire de Nice et le président de la Métropole ont tenu leur discours. C'est la coutume. Ces voeux, les derniers de janvier, sont à l'attention des seniors.

La salle est pleine. Plus de 200 personnes, facilement. Pour accompagner Jean-Michel Galy, adjoint au maire en charge des seniors et animateur de l’après-midi, pas moins de quatre grands écrans sont à disposition. Autour, mais surtout face à lui, des sages tablées ordonnées, pomponnées pour l’occasion. Il règne dans la salle une odeur de grand-mère, la même qui accompagnait les dimanche après-midi étant enfant.

Jean-Michel Galy joue son rôle. Il convie des chanteurs et danseurs pour l’occasion, applaudis par une foule toute acquise à la cause. Et puis le salon change d’atmosphère. L’adjoint au maire fait monter l’excitation. Les invités stars Pradal et Estrosi sont dans l’ascenseur. L’occasion d’une touche d’humour sur les responsabilités de chacun.

Arrivée classique, discours politique

Les deux élus finissent par pénétrer dans le salon des muses. L’après-midi change alors de dimension et les regards se braquent sur un homme, Christian Estrosi. Le "maire du coeur", de la bouche de Jean-Michel Galy.

Quelques poignées de main pour une poignée d’heureux, et Philippe Pradal prend la parole. Un discours simple, mais concerné, rempli de mots justes. "C’est un devoir qu’est la politique senior. On veut le faire avec joie, plaisir, ambition, c’est notre intention". Une petite touche d’humour pour conclure et Christian Estrosi prend la parole. "L’an dernier à pareille époque, je n’imaginais pas qui nous allions partager cette tragédie." Un dernier épisode de telle ampleur, comme il le rappelle, était le bombardement de Nice en 1944.

Un saut dans le temps, et un lien entre ces deux époques, Fernande Bataille. La Niçoise, vice-doyenne française de 110 ans a connu les deux tragédies. Faite exemple pour l’occasion, théâtralisée, Christian Estrosi prend la parole au travers d’elle, parlant de la torture, de la résistance, de la dévotion : "si c’était à refaire, je le referais. Et je ne rêve que d’une chose, que la France soit toujours la France".

La fin de discours poursuit le ton. Pas de grande comparaison, pas de ralliement pour un candidat, juste les sujets qui fâchent, ceux qui tiennent à coeur. L’économie, pour le problème des retraites et le fossé qui se creuse entre les pensions et les impôts. Patriotisme avec l’amour de la nation, l’identité et la déchéance de nationalité pour ceux qui n’aiment pas la France, "contrairement à vous".

Allocutions finies, c’est par la Marseillaise puis par Nissa la Bella que s’ouvre la dégustation de galette des rois. Les séniors les plus énergiques n’attendront pas. Rester assis, très peu pour eux, le Madison les attends sur la piste de danse.

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Jane Doe

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