Prostitution étudiante : quand la jeunesse azuréenne vend son corps...

« C’est l’omerta : un véritable tabou ! » G-ADDICTION, acteur de jeunesse dans les Alpes-Maritimes, interpelle l’opinion publique : « Oui, la prostitution étudiante est une réalité sur la Côte d’Azur ! Elle est d’une violence terrible : un cercle vicieux foudroyant et destructeur. Les étudiant-e-s n’ont souvent pas conscience qu’il s’agit de prostitution. Pourtant, le phénomène est bien réel.

Massages, escorting, photos puis relations sexuelles tarifées : les jeunes, qui connaissent des problèmes d’argent, gagnent souvent plus qu’une caissière de supermarché ou de fast-food, plus qu’en faisant du babysitting.

Cette pratique, d’abord occasionnelle, devient très rapidement une pseudo-solution pour financer ses études et une vie sur la Côte d’Azur toujours plus chère.

Précarité, périodes d’examens, mauvaises rencontres, soirées festives : les proxénètes savent saisir le moment opportun et exploiter les faiblesses et failles affectives de celles et ceux qui sont en recherche d’autonomie.

Le boom des applications et réseaux sociaux facilite les rencontres tarifées : la prostitution de rue faiblit mais la prostitution explose sur le net. Elle laissera de graves séquelles morales bien des années après les passes entre deux cours à la fac.

Nier cette réalité c’est abandonner des jeunes femmes et jeunes hommes en construction, qui entrent tout juste dans l’âge adulte. C’est abandonner celles et ceux qui se prostituent ou sont à deux doigts de le faire.

"Afin d’éviter que les étudiant-e-s ne sautent le pas et s’enrôlent dans cette
spirale infernale, G-ADDICTION travaille, avec ses partenaires, au déploiement d’un dispositif d’information et de sensibilisation au sein de la communauté étudiante. Il faut impérativement en parler et les sortir ces jeunes de la honte"- dit Quentin Matton, le président de l’association.

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