Un an après...la douleur est toujours vive

Le 14 juillet 2016, un camion fou fonçait dans la foule sur la promenade des Anglais de Nice, faisant 86 victimes et des centaines de blessés. Un an plus tard, les Niçois sont pourtant descendus en nombre sur la promenade. Un devoir de mémoire, mais aussi pour certains, l’occasion de venir faire un dernier « adieu » à leurs proches décédés.

Le silence est pesant, presque total. Seul le bruissement des vagues qui s’abattent sur la grève vient troubler le silence.
Nice en ce petit matin est quasiment figé comme transie, foudroyé.

Les regards sont éteints, hagards. Personne n’a oublié ce qu’il s’est passé il y a un an.


Certains ont des roses à la main, d’autres pas. Celle qui les distribue Janine explique qu’elle « souhaitait avec certains autres collègues venir elle aussi rendre un hommage appuyé à ces anges. Le projet, cela fait presque 6 mois qu’il est mis en place. Il vient de l’idée d’une amie. Celle-ci souhaitait que cette journée soit gravée à jamais et qu’elle puisse être la plus large possible. D’où ces roses blanches. Et puis le blanc est aussi pour elle la couleur de la liberté. Un message de paix et d’amour à ces anges parti trop tôt.

Dans l’enceinte de l’hommage participatif, les familles des victimes se recueillent en présence de Christian Estrosi.
Quand enfin ils repartent, c’est au tour des niçois de pénétrer dans le sanctuaire.

Les larmes coulent, les plaques sur lesquelles sont gravés des cœurs de l’OGCN sont posées. 12 000 le seront au cours de la journée.

Les 3 dernières le seront à 19 h 30 par 3 enfants ayant perdu leurs parents dans la très triste tragédie.



Le message des 12 000 cœurs doit être dévoilé par un drone à 20H en présence du président de la république, mais aussi des familles des victimes.

Dés 19 h 40 pourtant, le message surgit “liberté j’écrirais ton nom”. Un message d’espoir, un message pour que la vie reprenne doucement à Nice.
Une ville frappée en plein cœur comme le disait le président de la République Emmanuel Macron.


Une ville qui ne verra pas ce soir de feu d’artifice illuminer sa baie. 86 lanternes illumineront pourtant le ciel. 86 comme le nombre des étoiles qui brilleront au-dessus de la ville.

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Jane Doe

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