Une militante hondurienne des droits de l’homme en visite à Nice !

Les groupes de Nice Amnesty International, en liaison avec Amnesty International France, organisaient hier soir à la Maison d'Amnesty, une rencontre avec Mme Suani Isabel Martinez Vasquez, défenseur du droit de la terre au Honduras.

Plus de 8600 Km séparent Tegucigalpa, capitale du Honduras, de Paris. C’est le trajet qu’a réalisé Isabel Martinez Vasquez Suani, hondurienne, et défenseure des droits humains et de l’écologie. Elle est de passage en France à l’invitation du Sommet mondial des défenseur.e.s des droits humains. Mais était également de passage hier à Nice. La militante est venue parler de son association CEHPRODEC et du problème crucial au Honduras, de la spoliation par les multinationales, de la terre des autochtones, terre sacrée de leurs ancêtres.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la campagne mondiale Brave, qui mobilise les membres et sympathisants d’Amnesty International, pour défendre les défenseurs des droits humains menacés dans de trop nombreux pays.

La corruption, le manque de sécurité, de travail, d’argent et d’éducation a poussé de nombreux honduriens à fuir vers les États-Unis. L’exécutif actuel détient la quasi totalité du pouvoir, qualifié de plutocratie par de nombreuses ONG.

Les principales richesses en sous-sol sont cédées par l’État, à de grandes multinationales. Il existe aujourd’hui au Honduras, plus de 300 mines à ciel ouvert. Pourtant, le peuple, par l’intermédiaire des collectivités, ne voit aucune retombée économique. Dès lors, les honduriens ont considéré cela comme du pillage. Répression, assassinats, intimidations ... les défenseurs des droits de l’homme sont asphyxiés sous la pression d’un gouvernement qualifié de corrompu, par Mme Suani.

"La seule solution pour nous est de faire appel aux institutions internationales" déclare la militante. "Trois projets miniers d’extraction ont pu être empêché grâce au travail des militants". Seulement, la pauvreté gagne énormément de terrain dans le pays de Los Catrachos (surnom).

Actuellement, des milliers de migrants honduriens poursuivent leur périple à travers le Mexique dans l’espoir d’atteindre les États-Unis. Ils quittent un pays où des gangs ultra-violents sévissent et où la pauvreté ne permet pas à une grande partie de ses habitants de vivre décemment.

Donald Trump a dernièrement décidé d’envoyer l’armée sur les berges du Rio Grandé pour stopper le flux.

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Jane Doe

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