Arthéma, la nouvelle agence de communication Niçoise

Nice-Première : Vous êtes actuellement dirigeant d’une agence de communication en région PACA. Comment êtes vous venu à développer un département politique ?

Gilles Falco :Tout d’abord, ce n’est pas le fruit du hasard. Mon attachement au monde politique s’est développé très jeune et m’a motivé à présenter une maîtrise et un DEA en sciences politiques aux cours de mes années universitaires. Quant à la décision de franchir le pas professionnellement, elle relève d’un véritable engagement de ma part. Autant sur les autres secteurs de mon agence, ma démarche demeure commerciale, autant sur le plan politique, elle procède d’une volonté de faire changer les choses. En somme, c’est un acte politique.

NP : Si vous concevez votre action comme un acte politique, pouvez-vous conseiller un panel très large d’hommes politiques ?

GF : Sur le papier, certainement, la mission première d’un conseiller politique étant d’agir sur la forme. Pour ma part, il me paraît incohérent d’aller butiner de fleurs en fleurs. Cette vision implique nécessairement une exclusive quant aux personnes que j’accompagne. Ma porte professionnelle est ouverte à tous qui ont la même conception de faire de la politique que moi.

NP : Et quelle est-elle ?

GP : Sur le fond, mes préférences vont, en effet, à l’initiative, l’ordre, la bonne gestion de la chose publique, une politique sociale d’accompagnement et non d’assistanat.
Sur la forme - et tel est mon champ d’action professionnel -, je privilégie l’intérêt général aux intérêts catégoriels, la souplesse à la rigidité, l’expérimentation au conformisme, l’action au discours, l’explication à l’imposition, l’anticipation des besoins et des problèmes aux réactions au coup par coup.

NP:Et quel est alors le but de votre action ?

GF :Une seule chose m’anime : comment faire de la politique autrement et apporter des solutions concrètes aux besoins de tous les français. Mon dessein ultime est d’amener sur la scène politique française une nouvelle génération de responsables politiques, tous mus par un désir commun.

NP:Quel est-il ?

GF : La volonté d’agir dans la cohérence, d’anticiper, de mener une politique pragmatique et réaliste, de demeurer disponible et proche des revendications citoyennes. Trop en parlent, peu le font réellement. Les français veulent désormais des femmes et hommes politiques représentatifs et non en représentation sachant « épouser leur temps ».

NP : Vous n’avez pas peur d’être taxé de populiste lorsque vous préconisez plus de simplicité et d’écoute en politique ?

GF : Simplicité ne signifie pas simplisme. Et écoute, dictature de la rue. Bien au contraire. Un discours à la portée de tous, c’est l’assurance d’une compréhension globale des choses. Et une décision bien comprise, c’est une décision sinon légitimée au moins acceptée. A quoi bon présenter un texte inintelligible, si ce n’est pour créer la confusion. On espère peut être que l’incompréhension engendrera l’adhésion. Elle est plutôt source de suspicion ...et donc de méfiance envers la classe politique. Parler avec et comme ses concitoyens, ce n’est pas se rabaisser, c’est simplement être en parfaite adéquation avec eux ... en somme en être les représentants ... ne serait-ce pas la fonction première des élus.

NP:Pour finir, ne pensez-vous pas être sévère à l’égard de la classe politique, et donc indirectement envers vos clients potentiels ?

GF : D’abord, j’éprouve un profond respect pour les responsables politiques français connaissant notamment les exigences et les concessions qu’implique l’exercice d’une fonction élective. Je demeure, toutefois, invariablement sans concession, l’importance de leurs missions l’exigeant.
Ensuite, je vous rappelle que ma démarche n’étant pas commerciale, je reste fidèle à ma méthode de travail, persuadé qu’elle correspond aux attentes des citoyens.

Nous souhaitons donc bonne chance à cette nouvelle entreprise niçoise qui pourrait bien faire des émules.

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