Conseil Municipal : objectif 2020

On est a mi-mandat et la stratégie de Christian Estrosi doit commencer à prendre en compte la perspective de l'élection en 2020 qui s' annonce difficile si Eric Ciotti y participera et obtiendra l'investiture de LesRépublicains. Sa proximité avec le probable futur président du parti Laurent Wauquiez et son ascension dan la hiérarchie du parti laisse configurer une telle hypothèse. D'ailleurs, ce n'est pas la tactique utilisé par Christian Estrosi pour débarquer l'ancien maire Jacques Peyrat en 2008 ? Christian Estrosi a tracé la route : une réorganisation de la machine municipale qui doit mieux cibler les attentes d'un électorat dont on arrive mal à comprendre les humeurs et les attentes. La ligne politique est claire : " Nous sommes unis et rassemblés au service des niçoises et niçois, dans un souci d'efficacité pour eux, et nos choix partisans n'ont ici aucune utilité". Et puis " Voilà pourquoi nous devons nous adapter, adapter notre gouvernance, adapter nos projets, adapter nos stratégies" -est l'énonce du maire de Nice. D'ailleurs , "elle a commencé par celle de notre administration , [ ...], elle fut suivie par celle de mon cabinet, [...], elle fut poursuivie par une redistribution des taches au sein de la majorité, ][...], elle se conclura bientôt par une même nécessaire adaptation des délégations de notre métropole". Tout est dit. "Mais pourquoi faire" de demande le maire de Nice lui-même ? "Pour répondre à quatre objectifs majeurs, tel s que les niçois s'attendent à les voir atteints d'ici 2020 : proximité, écologie, vivre-ensemble, Générations" - a affirme Christian Estrosi avec une foi de télé-évangéliste. Et venons au faits d'un Conseil Municipal qui n'a pas abandonné son label " marathon" (question : est-il vraiment impossible de mieux organiser les travaux pour l' éviter le capharnaüm actuel et rendre les séances plus efficaces ?).

En premier lieu, formalisation oblige , le Conseil municipal a confirmé la décision déjà annocée lors d’un point de presse des jours derniers des démissions de la sénatrice Dominique Estrosi Sassone et de la député Marine Brenier de leurs fonctions exécutives pour cause d’application de cumul de mandats et leur remplacement par Anne Ramos (au 4e rang) et Emmanuelle Bihar ( au 24e rang).

Les deux élus nationales n’ abandonnent pas pour autant leur rôle politique local. Elles sont nommées Vice-présidents du groupe de la majorité municipale . Par ailleurs, la sénatrice DES reste le pilote de la politique territoriale du logement puisque elle gardera la présidence de cette commission au Conseil Métropolitain qui sera de plus en plus le centre de la maîtrise de ce secteur. Inutile de dire qu’elle sera l’inspiratrice de toutes les décisions les plus importantes .

Martine Bernier, considérée une protégée de Christian Estrosi, s’est vue confié la présidence des 1res Assises de la Jeunesse , un des points stratégiques des trois prochaines années.

Au delà des belles paroles qu’on écoutera et des documents programmatiques qui restent souvent au stade des belles tensions, pourquoi ne pas au but de la question : favoriser la présence des jeunes dans les instances institutionnels , favoriser leur participation à la gestion des politiques publiques avec une proposition simple et concrète : un quota de 30% de jeunes de moins de 30 ans dans la prochaine liste électorale de Christian Estrosi.

Autre information : le groupe divers droite composé de Olivier Bettati et Benoît Kandel a formalisé son passage au parti nationnal CNIP qui aux derrières élections présidentielles avait appelé à voter pour Marine Le Pen. Ces élus restent dans le périmètre du Front National , Olivier Bettati est inscrit à ce groupe au Conseil Régional PACA, mais ils ne siègent pas avec Marie-Christine Arnautu au Conseil municipal de Nice.

Au délà de ces formules alambiqués, d’après les soi-disant bien informés, ils seraient les fers de lance de Eric Ciotti pour préparer la candidature de celui-ci aux municipales de 2020.

Comme on dirait au Great Council de Londres...wait and see. Plus prosaïquement on dira ... attendons les événements.

Studio de la Victorine , après un bail de 18 ans à un concessionnaire sans résultats visibles, arrivés à la veille de leur 100 ans , ces studios au passé glorieux seront repris en régie suivant le schéma habituel du maire ude Nice ( dernier exemple, le Palais des Congrès et des Expositions ). Une commission d’experts issus du monde de la cinématographie , se pencheront sur un projet d’utilisation.

Le Stationnement payant de la voirie est un point très délicat pour la fâcheuse habitude de l’automobiliste niçois ( et d’ailleurs) à penser qu’à soi et à sa propension à considérer les règles comme une option laissée à son bon coeur. La nouvelle tarification qui sera mis en place à partir de 2018 , tourne autour de trois chiffres : 30 minutes gratuites , 1,30 euros de l’heure, 280 euros le forfait annuel. Une société privé remplacera la police municipale dans cette tâche. Attention à la politique du chiffre !

Trois projets d’aménagement du territoire ont été examinés et approuves.

Le premier est la reconversion de l’hôpital Saint-Roch en centre unique qui réunira les hôtels de Police Nationale, Police Municipale, le Centre de Supervision et le Centre de Rétention pour en faire un Centre de Sécurité Urbaine - unique en France, dixit Christian Estrosi. Ce projet aurait l’assentiment du Ministre de l’Intérieur qui le soutiendrait avec une enveloppe de 70 millions sur les 100/150 millions du coût envisagé. 10 millions de plus seront apport par la Région ( être Président délégué ça sert !). Le Conseil départemental , interpellé, se fait tirer la veste ..Eric Ciotti en étant le président de la commission des finances ! Reste à trouver le solde mais en tout cas , le projet est sur la bonne voie.

Le 27 DelValle pompeusement dénommé Cité européenne de la Santé- ouvert en 2015 et qui a contribué à insuffler une nouvelle dynamique à ce quartier à l’est de la ville, va évoluer et ajouter à ces missions actuelles , deux nouvelles attributions : une résidence pour les internes de 70 logements ainsi que des logements pour chercheurs et entrepreneurs ( 7 start-ups sont hébergés dans ses locaux) et un espace de plus de 3000 mètres carrés dédiés à la recherche, à la création d’entreprises.

Le secteur du Ray qui avec la démolition des tribunes ( mais non pas de la Rotonde qui sera épargnée) a commencé le chemin qui devrait porter à accomplissement sa requalification. Particulièrement préparée sur ce dossier, Dominique Boy-Mottard a mis le doigt sur les nombreuses variations de projet qui voit augmenter sans cesse le nombre de logements prévus : des 80 du premier document d’étude , on en est a plus de 300 qui s’ajoutent aux commerces ( de proximité plus le nouvel emplacement du Carrefour market ) et parking ( 918 places offertes) .

Restent inchangés les prévisions du parc public ( 3 ha) et des équipements sportifs ( terrain de grand jeu ( ex- stade du Ray), plateau sportif ( à la place actuelle du Carrefour market) qui inclura la salle d’escrime, dojo.

Par contre, nouvelle version de l’école Ray-Gorbella qui a pris en compte , outre l’extension et modernisation , la création d’un pôle Petite Enfance.

On connait aussi les coûts prévisionnels : 5,2 mio d’euros pour les espaces verts, 6,4 mio pour les équipements sportifs, 15,3 mio pour le complexe scolaire, 92,5 mio, dont 17,2 pour l’acquisition du foncier , pour le programme immobilier .

Réalisation finale des travaux : mi-2020...une date qu’on rencontrera souvent !

Last but not least : critiques de la part des oppositions sur la modification de l’article du règlement intérieur qui prévoit que la formation d’un groupe passe à 5 contre 2 actuellement. Patrick Allemand a rappelé que 5 c’était déjà le nombre demandé avant que Christian Estrosi le réduise à 2 pour permettre l’éclatement des groupes d’opposition avec le but de fractionner l’opposition en groupuscules.

Mais les temps changent, et maintenant c’est le même Maire de Nice qui veut construire une barrière, rendant plus difficile la constitution d’un groupe pro-Ciotti !- c’est la levée d’écus de l’opposition qui devra retrouver en 2020 une certaine forme d’unité, au moins formelle, si elle veut jouer son rôle.

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