En meeting à Nice : Fillon à ses militants « Assumez vos valeurs"

François Fillon a tenu à Nice, son premier grand meeting de campagne depuis son triomphe à la primaire à droite. Rien de plus normale, c'était même presqu'un du : cette ville et son département ne sont pas celle et ce qui offrent les meilleurs scores au candidats de la droite , toutes élections confondues ? Il faut dire que cette fois-ci la grande foule n'était pas au rendez-vous : une salle pleine, mais rien de comparable aux meetings où officiait Sarko avec son art de l'imposture mais aussi son magnétisme enchanteur. Ca été l'occasion aussi pour François Fillon de s'afficher à côte des deux barons de la droite local et des leurs vassaux. Aucun problème de la part de Eric Ciotti qui de porte-parole de Nicolas Sarkozy s'était rapidement converti le soir du premier tour ( son "Merci à Nicolas Sarkozy pour sa belle campagne , j'appelle au soutien de François Fillon" , avait même fait jaser ) afin d'amender cette "faute" dans la perspective de la composition du futur gouvernement à la participation duquel il court visiblement derrière. D'ailleurs, si son discours a laissé l'impression de l'allégeance plus que du soutien, le final " François , la France a besoin de toi" avait plutôt l'air de l'invocation... Avec Christian Estrosi le choses n'étaient pas les mêmes : on dit que les deux ne s'aiment pas et en politique la rancune est tenace. En fait, dans son allocution, les paroles de l'ancien maire de Nice étaient comme des lames : après avoir revendiqué son soutien à Nicolas Sarkozy , il a déclaré , le ton fort "je suis un ami de François Fillon, je ne suis pas un filloniste" en taclant au passage ceux qui le sont devenus "en une nuit". Et de critiquer le programme "social" du candidat ", en revendiquant sa liberté de parole : gaulliste social contre gaulliste tout-court, quoi.

François Fillon , quant à lui, a réitéré son intention de rester droit dans ses bottes.

D’un ton ferme mais apaisé il a incité les militants " d’assumer leurs valeurs"

"Je suis élu sur un programme et il n’y a pas un programme pour la primaire, un pour la présidentielle et un autre pour les législatives" a-t-il affirmé avec conviction.

Avant d’assurer : « Vous pouvez compter sur moi pour ne pas changer ! Je me bats pour redresser notre pays, pas pour ruser avec lui, et, une fois au pouvoir, pour passer entre les gouttes. Oui, la radicalité de mon projet m’expose au blâme, face au mou, au flou".

Et de conclure sur ce point : « Moi je veux redresser la France".

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