Europe : l’impossible conciliation entre libéralisme et nationalisme de la droite française

Le Conseil national de Les Républicains a acté une union formelle autour du projet présenté par la Bureau du parti. La formule su président du Laurent Wauquiez qui avait fais jaser "Pour que la France reste la France" parce que jugé trop identitaire - d'où la crise avec la numéro 2 du Virginie Calmels qui a été débarquée pour l'avoir vertement critiquée- a été remplacé par celui plus accommodant " Europe concrète", permet à tout le monde de lui donner la lecture qui lui convient. Cependant , ce n'est pas avec des slogans vides de tout sens que l'on peut faire avancer ses idées dans un contexte confus mais en prenant acte de la réalité. Par exemple, comment concilier cette charte avec celle présentée la semaine dernière par le mouvement La France Audacieuse bien plus avancée en terme d'adhésion à une Europe à laquelle les Etats membre doivent céder part de leur souveraineté nationale et dont le titre du préambule est : " Oui, nous sommes Européens et nous osons le dire !" ?.

Aujourd’hui, la droite française est divisée en deux grands courants qui semblent irréconciliables : les néo-libéraux et les nationalistes. La République en marche tend à monopoliser la position néo-libérale et le Rassemblement national (ex-Front national) la position nationaliste, avec l’Europe comme point de clivage essentiel.

L’euro est un parfait exemple de ces dissensions. Pour les néo-libéraux, il représente un vecteur idéal de libéralisme économique, quand les nationalistes le voient comme la quintessence de la perte de souveraineté qu’implique l’adhésion à l’UE. La dernière élection présidentielle illustre ce clivage dans les urnes. Le second tour a vu s’affronter un candidat néo-libéral européiste, Emmanuel Macron, contre une nationaliste hostile au processus de construction européenne, Marine le Pen.

Actuellement, le parti Les Républicains doit trouver sa place sur l’échiquier politique français, où les positions de néo-libéralisme et de nationalisme sont déjà occupées par les partis la République en marche et le Front national. Son hésitation pourrait lui coûter cher lors des prochaines élections du Parlement européen, en mai 2019.

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