Europe : La démocratie italienne en déshérence

Dans un classement annuel des démocraties, établi par The Economist Intelligence Unit, l’Italie a perdu 12 place par rapport à l'année dernière pour chuter à la 33e place du classement 2018. Une chute liée aux mesures portées par la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini, homme fort du gouvernement. Bien que la coalition au pouvoir comprenne également le Mouvement 5 étoiles (M5S), un mouvement antisystème, le rapport met surtout en cause le vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur de la Ligue, Matteo Salvini. Celui-ci « a souvent utilisé une rhétorique anti-étrangers » et la nouvelle Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, rappelle le rapport. « Tout cela contribue au risque de détérioration des libertés civiles », estime le rapport de Economist Intelligence Unit. Le classement annuel pointe aussi le fait que le gouvernement italien évoque de nouveaux dangers potentiels pour réduire les libertés des citoyens.

Les cinq premiers du classement sont, dans l’ordre, la Norvège, l’Islande, la Suède, la Nouvelle Zélande et le Danemark. Suivent, à égalité, l’Irlande et le Canada. Pour l’UE, on peut noter la Finlande à la 8e place, les Pays-Bas et le Luxembourg à la 11e et 12e, l’Allemagne et le Royaume-Uni à la 13e et 14e, l’Espagne à la 19e, la France à la 29e et la Belgique à la 31e place.

Au sein de l’UE, les pays les moins bien classés sont la République tchèque 34e, Chypre 35e, la Slovénie et la Lituanie 36e, la Lettonie 38e, la Grèce 39e, la Slovaquie 44e, la Bulgarie 46e, la Pologne 54e, la Hongrie 57e, la Croatie 60e et la Roumanie 66e.

Les dix premiers pays de l’UE, Jusqu’à l’Espagne (incluse) sont considérés comme de « pleines démocraties », alors que les autres sont appelées « démocraties partielles ».

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