Des métropoles à dimension européenne : un rendez-vous manqué ?

On pourrait s'en tenir à la fameuse expression shakespaerienne " beaucoup de bruit pour rien" ! En fait le communiqué des présidents de Toulouse Métropole, Jean-Luc Moudenc, et de la Métropole Nice Côte d’Azur, Christian Estrosi, en est le témoignage " les conditions actuelles ne permettent plus d’aller sereinement vers la réforme territoriale annoncée par le Gouvernement concernant l’évolution des métropoles à dimension européenne." En clair, face à la résistance des départements , en ce moment délicat de la vie publique et politique, le Président de la République et le gouvernement ont choisi de ne pas mettre de l'huile sur le feu , en renonçant à relancer une plus que probable opposition entre urbain et rural. Les deux " réformateurs" n'ont pas perdu tout espoir : " Le grand débat ouvert par le Président de la République doit donner l’occasion aux Français de s’exprimer sur l’organisation territoriale de notre pays et nous souhaitons d’ailleurs qu’il se conclue par un référendum".

De leur côté , les départementaux qui ont eu gain de cause dans ce bras de fer " expriment leur satisfaction et rappellent le rôle essentiel de l’échelon départemental pour garantir la cohésion territoriale et la démocratie de proximité sur leur territoire".

« Après les Métropoles de Nantes, de Lille et de Bordeaux, la décision de Toulouse Métropole et de la Métropole Nice Côte d’Azur d’abandonner le projet de fusion avec les Départements est une décision de bon sens. A l’heure où l’unité nationale est ébranlée et où les citoyens demandent plus de justice sociale et territoriale et plus de démocratie locale de proximité, l’affaiblissement des Départements serait un non sens et une erreur politique majeure », précisent-ils.

Conclusion : la France n’ est -il le pays où on veut tout reformer sans rien changer ? Ca doit être la fameuse exception française !

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