Le Conseil National de LR "cherche" sa politique européenne entre les rivalités internes

En conclusion du Conseil national de LR à Menton ce samedi , Laurent Wauquiez
a défendu la pertinence de son cap et stigmatisé "les deux Europe sans issue", celle des extrêmes "qui veulent isoler la France" et celle d’Emmanuel Macron "qui se drape dans l’incantation d’une Europe fédéraliste coupée des réalités".

Le député niçois Eric Ciotti, qui a épousé avec l’allant qui est le sien la cause du président de LR , s’inscrit en plein de cette démarche et va encore plus loin : "Avec Laurent Wauquiez, nous avons un chef, nous avons un cap, nous avons désormais un projet. Nous gagnerons les élections européennes en parlant de la France, de sa culture, de son identité et donc de son destin".

A l’écoute de ces proclamations, certains ont du avoir les sueurs froides en pensant aux déclarations de fidélité et optimisme que le même député niçois avait exprimé à l’occasion d’autres élections , où ses "favoris", François Fillon ( élection UMP post-présidentielle 2012), Nicolas Sarkozy ( primaire UMP pour la présidentielle 2017), François Fillon ( présidentielle 2017) ont subi un revers sanglant.

De la à dire que...ont laisse aux superstitieux les conclusions !

Le député a en outre exhorté au "courage et à la fin de l’angélisme face à l’immigration, afin que la France reste la France".

Le neo vice-président délégué du parti ( numéro 2) ,et probable tête de liste aux européennes en 2019, Jean Leonetti a prôné la reconstruction de LR à travers "un projet pour la France et l’Europe".

Considéré un médiateurs entre les diverses âmes du parti, il voit le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide : "Le rassemblement, c’est la richesse de la diversité."
Le maire d’Antibes a défendu l’idéal européen "dans le respect de frontières qui protègent les plus modestes", par le biais d’une "Europe de grands projets qui nous rendent fiers d’en faire partie".

"Je voudrais qu’on puisse continuer à dire je suis européen parce que je suis français", a-t-il affirmé.

Christian Estrosi, pris par l’inauguration de la ligne 2 du tramway, a fait juste une courte apparition, histoire d’éviter des fausses interprétations en cas d’absence. La visite de courtoise était aussi un message pour ceux qui mal tolèrent sa position "macron-compatible" et sollicitent une clarification avec pour but induit son exclusion du parti pour "déviationnisme".

A ces partisans "purs et durs" de la ligne de fermeté , la réponse indirecte du maire de Nice est simple : hic manebo optime !

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