Les gilets jaunes ont sifflé la fin du quinquennat et de toute crédibilité environnementale de la France !

Le premier Ministre a cédé et a annoncé le moratoire sur les taxes souhaité par les ‘gilets jaunes’.

Pour Laurent LANQUAR-CASTIEL, « la fin du quinquennat vient de sonner, en cédant à la pression des gilets jaunes. »

Emmanuel Macron cède plus vite que François Hollande ! A l’image du quinquennat Hollande dont tout possibilité de réforme avait été anéanti après les ‘bonnets rouges’, il sera dorénavant difficile au gouvernement de réaliser des réformes fondamentales,
seules des mesures superficielles seront donc envisagées.

Comme pour Jean-Marc Ayrault en son temps, il va falloir trouver une porte de sortie à Eduard Philippe : les municipales en ligne de mire.

Seules les mesures en faveur des plus aisés auront été mises en œuvre : un quinquennat pour les riches et ‘en même temps’ pour les puissants. »

Le Gouvernement confirme son tournant anti-environnemental : la France est ‘‘En Marche Arrière’’. La France se ridiculise et perd toute crédibilité environnementale, en voulant donner des leçons aux autres , en tournant le dos à la COP24, en ne respectant pas ses engagements, sans être capable de porter une écologie populaire, une écologie des solutions, ne se contentant que d’une taxation sur le carbone. »

Il faut dire que la politique environnementale était mal engagée, elle ne servait qu’à dissimuler une hausse des taxes sans aucun engagement écologiste en contrepartie. On attend toujours les ‘décisions historiques’ promises par l’exécutif. Pour être acceptable, il aurait fallu contrebalancer la hausse des taxes par des propositions fortes pour les classes moyennes délaissées.

Mais rien de cela ne fut envisagé : aucun développement des alternatives à la voiture ne fut proposé : ni amélioration des trains du quotidien ni les transports collectifs, ni avantages économiques en faveur des modes alternatifs (crédits d’impôts, allègements de taxes, fiscalité positive…) , ni facilitations pour encourager à utiliser moins sa voiture (co-voiturage, télétravail, tarification des transports publics…), ni responsabilisation des entreprises sur les déplacements de leurs salariés. Bref, le vide sidéral : dans ces conditions l’écologie est forcément perçue comme punitive et attise les attitudes les plus réactionnaires et dangereuses. »

L’écologiste se désole : « Le Gouvernement rétrograde écologiquement : il arc-boute le changement des mentalités et enferme les classes populaires dans des solutions carbonées qui les privent d’anticiper toute évolution vers une société post-carbone.

Alors que le discours à tenir est simple : ‘‘on vous a encouragé à des modèles de développement aujourd’hui sans avenir, comme le ‘tout voiture’ ou l’agriculture intensive, nous allons vous accompagner dans ce nécessaire changement et c’est qu’ensemble que nous devons définir les solutions à mettre en œuvre.’ »

Mais la concertation est bien la dernière des qualités de ce Gouvernement, décidément technocrate et déconnecté de la société.

Laurent Lanquar-Castiel , Secrétaire départemental des écologistes

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