Nice républicaine et solidaire dans les voeux de Patrick Allemand

La démocratie s'est la participation des citoyens à la vie publique mais c'est aussi la loi du nombre, comme disait Pythagore. Ce n'est pas facile de faire opposition quand on est 3 contre 56 ( comme lui rappelle constamment avec une pointe de dédain Christian Estrosi lors des débats au Conseil Municipal) : on a juste le droit de dire la sienne avant de se faire rembarrer ...et la manière est parfois insolente ! Alors , si on ne peut pas abattre le mur, le bon sens conseille d'essayer de le contourner, le succès n'est pas assuré mais ,au moins, on peut revendiquer le mérite d'avoir tenté .

Lourdement défait sur le plan de la politique électorale aux municipales en 2014, Patrick Allemand a donc viré vers la politique participative avec son association Nice au coeur, nom évocateur d’une plateforme citoyenne où l’ adhésion au parti socialiste n’est pas la condition préalable.

Le but ? Parler des problèmes de la vie commune , critiquer et s’opposer au décisions qui ne vont pas dans la voie de l’intérêt des citoyens et proposer des solutions.

La méthode ? la proximité pour mobiliser des dynamiques citoyennes et l’utilisation des outils de communication et participation ( internet, réunion ad hoc, pétitions).

C’est dans ce cadre qui Patrick Allemand a tracé un premier bilan de cette initiative, baptisée au début de 2016 et qui aujourd’hui regroupe plus de 400 adhérents.

L’occasion aussi pour rappeler quelques faits qui a marqué la vie de la cité dans cette année à nul autre pareille, la date du 14 juillet évoquant pour toujours le deuil que la joie et fierté de la fête républicaine.

Les résultats sont là ? Honnêtement, rien à vraiment changé par rapport à la mainmise de la majorité municipale et des cercles qui lui sont proches dans la gestion de la ville. Quelques pétitions qui ne va jamais au but et quelques voeux au Conseil Municipal régulièrement repoussé ne changent pas la donne.

Dans son action, Nice au Coeur est guère plus qu’un "flatus vocis" et parfois il faut bien tendre l’oreille pour percevoir le son.

Mais, au moins, sur certains dossiers , le débat est sorti de son cadre formel et du périmètre administratif et porté sur la place : n’était pas "l’agorà" le lieu de la participation des citoyens à la vie publique dans la cité qui inventa la démocratie ?

Et d’ailleurs, quoi opposer au dirigisme autoritaire sinon la participation ?, à l’opacité sinon la transparence ? et à l’arrogance de la force sinon les valeurs républicains et le respect des règles ?

Partager

Laisser un commentaire

Qui êtes-vous ?
Votre message