Primaire à gauche : les résultats illustrent des divisions internes

Les résultats du premier tour de la primaire de la gauche, annoncés dans la soirée de dimanche et mis à jour lundi 23 janvier, souffrent d'un grave problème de crédibilité. Si les équilibres et l'ordre d'arrivée entre candidats ne sont pas remis en cause, le chiffre de la participation communiqué semble plus que douteux, ce qui peut laisser planer une ombre sur la manière dont ce vote a été organisé. Simples dysfonctionnements, amateurisme technique ou maquillage délibéré ?

Les résultats illustrent des divisions internes , et pas seulement à court terme, entre les tenants d’une ligne sociale démocrate, voire sociale-libérale, portée par Valls, et les partisans d’une ligne plus à gauche, incarnée dans la primaire par Hamon

La dynamique est du côté de Benoît Hamon, parce que Manuel Valls a peu de réserves de voix, parce que le second tour risque de tourner au "tout sauf Valls"

Arnaud Montebourg , dont les talents d’orateur politique ont paru fortement émoussés lors de cette campagne, pourrait apporter un support important au candidat-frondeur si les électeurs suivront ses consigne de vote. Martine Aubry a humé un air de revanche personnelle envers Manuel Valls qu’elle insupporte et elle s’est déclarée pour Hamon.

La victoire de l’ancien "frondeur" donnerai le sourire des partisans d’Emmanuel Macron qui en profiterai pour encore plus marquer son positionnement.

Quant à l’extrême gauche , on connait les rêves de Jean-Luc Mélenchon qui se voit en unique candidat de la gauche ...

Mais la vraie question est : que va devenir le PS après cette primaire ? C’est encore difficile à dire.

Première inconnue : le rassemblement derrière le candidat qui sera désigné dimanche sera compliqué.

Deuxième inconnue : le score de ce candidat à la présidentielle. Avant la primaire, les sondages plaçaient le candidat socialiste en cinquième position, derrière Marine Le Pen, François Fillon, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon.

Le PS peut-il exploser ? Tout dépendra du résultat à la présidentielle, mais aussi des dynamiques Macron et Mélenchon

Si elles s’amplifient , il n’y aura pas une clarification mais bel et bien un éclatement du PS.

Les chiffres définitifs sont tombés dans l’après-midi de hier dans les Alpes-Maritimes.

Les primaires de la gauche ont moins mobilisé les électeurs qu’en 2011, et c’est Manuel Valls qui devance Benoît Hamon de presque deux points.

La commission ad hoc a enregistré 16791 votants, dont 5698 à Nice, 1269 à Antibes , 945 à Cannes , 767 à Cagnes, 757 à Grasse, 385 à Menton , 364 à Saint-Laurent du Var.

A Valbonne, seule ville d’une certaine dimension numérique par nombre d’habitants, 574.

Ce sont des chiffres qui ne font pas briller les yeux et expliquent bien la faiblesse du parti socialiste et des autres formations politiques mineurs dans le contexte local.

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