Robert Injey (PCF) : Macron le ton change, mais la logique reste la même.

Le ton était différent, l’illusion de l’empathie très forte, mais au final les mesures réelles sont très en retrait des attentes et surtout elles épargnent totalement les actionnaires.

- Les annonces sur le SMIC ou les heures supplémentaires défiscalisées vont peser sur le budget de l’État mais pas sur les actionnaires. Au final ce sont les contribuables qui vont payer l’augmentation du SMIC, mais en aucune manière les actionnaires. Cynique !

- Son annonce d’une prime de fin d’année ressemble étrangement au 13e mois qui existe dans de nombreuses entreprises. Macron vient de ré-inventer ce qui existe déjà et le défiscalise...

- Alors que le Président avait l’occasion de revenir sur des mesures coûteuses à l’efficacité nulle (Le CICE avec des dizaines de milliards d’euros par an) et réinstaurer l’ISF, le Président se refuse à remettre en cause ses choix passés. Il se refuse à remettre en question les cadeaux fiscaux accordés aux plus riches depuis des années.

- Des pans entiers de la population, celles qui souffrent le plus, sont écartés des annonces. Ni les chômeurs (dont 50 % ne sont plus indemnisés) ni les retraités, ni les précaires, ni les jeunes sont évoqués.

Le ton a changé mais le Président Macron reste égal à lui-même. Il est le Président des ultras-riches les annonces de ce soir en témoignent une nouvelle fois.

Robert Injey, PCF

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