Le fighting spirit du nouveau président de FACE 06

Pour le mandat 2017/2018, les adhérents ont nommé Louis Voisin à la tête de la fédération. L'étudiant en Master 1 de droit et son équipe succèdent à Nicolas Rodi.

Pourquoi s’être présenté à la présidence de la fédération ?

Il y a beaucoup de raison de pourquoi je l’ai fait. J’ai repris la présidence de la FACE 06 parce qu’elle m’a permis de me réintégrer socialement à une certaine période de ma vie. Elle m’a offert beaucoup de choses et elle m’a permis de faire mon insertion dans la société et dans le monde professionnel. Alors, je me suis dit que je pouvais, également, aider les autres.

A la rentrée prochaine, comment allez-vous allier vos études et votre fonction de président ?

Je continue mes études en Master 1 droit privé et science criminelle. Avant d’entrer dans FACE 06, j’ai commencé par le BDE (Bureau des Étudiants), qui est une association adhérente de la fédération. Quand je ne faisais que mes études, je redoublais mes années. Et quand j’ai commencé l’associatif, mes notes et mon travail se sont mieux portés. Du coup, je passe autant de temps sur l’association et mes cours. Au travers de la vie associative, j’ai appris à m’organiser dans mon travail, à monter des projets et à canaliser l’énergie que j’avais en moi. L’an dernier, j’étais vice-président de la FACE 06. Donc, j’avais déjà beaucoup à faire et cela s’est très bien passé. Cette année sera un défi et je ne doute pas que j’arriverai à le relever !

En dehors de vos études, quels sont vos projets/objectifs pour votre mandat ?

La fédération, dans son aspect interne, c’est de continuer à la développer. Pour cela, il faut renforcer les liens, de manière solide, avec les associations qui nous composent. Et, également, les aider à renforcer les liens avec les étudiants sur leurs campus. C’est le meilleur moyen de faire croître la fédération, au travers de la sphère des étudiants associatifs et avec les étudiants qui ne connaissent pas ce monde associatif. On les amène à le découvrir et y participer sans nécessairement être des membres actifs ou des bénévoles engagés. Tout simplement, en amenant leur projet à se concrétiser grâce à notre aide.

On a plusieurs grands projets qui constituent le rayonnement de la fédération. Comme la JAE, la ronde des facs, faire vivre l’Agora-é, relancer le plan Apparté. Après on s’est donné beaucoup d’objectifs, il faut essayer de les tenir. Sur le point de vue événementiel, on veut réaliser un événement qui s’appelle "University got talent". Ce sera comme "la France a un incroyable talent". Le but est d’identifier des talents locaux et les amener, par une campagne numérique, à se faire connaître. Par la suite, faire une soirée pour permettre de se présenter face à un jury. Si possible, on invitera des personnes connues pour donner du cachet à l’événement. On aimerait aussi organiser une semaine de la culture sur un campus différent, chaque jour. On a, également, une radio universitaire niçoise qui est en cours de développement. A la fin de l’année, on veut organiser un festival avec des artistes locaux dans la musique. Aussi bien dans l’acoustique que des DJ.

Encore en interne, on a envie de mettre en place une pépinière de projets. C’est-à-dire de mettre en place une cellule qui serait composé de membres de l’équipe du bureau de la fédération et de membres du réseau des associations. Le but est d’inviter les étudiants à nous faire part d’un projet ou les aider à monter un projet. Et, bien sûr, l’emmener à concrétisation. On aimerait aussi mettre en place sur les campus, des ateliers proches de la filière. Par exemple, pour la faculté de droit, cela pourrait être des ateliers d’art oratoire. On voudrait mettre en place un projet de lutte contre l’isolement social au travers de la barrière du langage. La région est très touchée à cause de la migration, mais aussi par Erasmus. L’équipe et moi, on se penche sur le travail des chercheurs du CNRS, qui ont étudié les mécanismes de construction et déconstruction de la langue. De notre côté, on va essayer de mettre en place des classes-ateliers avec des professeurs d’orthophonie et des étudiants qualifiés.

C’est un gros programme que vous présentez, mais quel est ce projet d’application ?

On a créé deux nouveaux pôles au sein de la FACE 06 : le pôle informatique et le pôle d’innovation sociale. Pour le pôle informatique, on commence le développement d’une application pour la radio universitaire niçoise. Ensuite, on va tenter de développer une application plus globale pour la FACE 06. Ce n’est pas nécessairement une boîte à outils surchargée et qui ne serait pas facile d’utilisation. Le but est d’analyser les besoins de l’étudiant et de faire une application qui puisse lui répondre. Pour ce qui est de l’innovation sociale, le but est de prendre des problématiques existantes, y répondre et les résoudre de manière innovante.

En dernière question, vous aurez un ou plusieurs mots pour vous définir ?

Ambitieux, mais je n’aime pas trop ce mot. On a plein de projets, mais on doit s’investir dans l’associatif et pas seulement que pour le mandat. On a envie d’être la source d’un changement. Le terme reste un peu péjoratif à cause de la folie des grandeurs. Mais le meilleur terme à retenir serait « fighting spirit ». C’est ça qui nous définit, on est des bénévoles et on se tue toute la semaine, mais on aime cela. C’est l’esprit d’initiative, l’esprit de combat et c’est ce qui nous motive tous les matins.

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à propos de l'auteur

Jane Doe

Etudiante à l’Ecole Du Journalisme (EDJ) de Nice.

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