Le Grand Tour, formule Génération Y

A parti du XVIè siècle, le Grand Tour, appelé aussi, dans les pays du Saint-Empire romain germanique, Junkerfahrt ou Cavaliertour, avait d'abord pour but de parfaire les humanités et la pratique des arts. Il servait à la formation des jeunes gens et leur permettait de devenir un « compleat gentleman » (Peacham, 1623). Le voyage avait une fonction sociale., voir ce qui devait être vu, de se forger une culture commune. L'important était de pouvoir au retour partager des anecdotes et des souvenirs.

Ils sont six : quatre frères et sœurs et deux amis de toujours. Ils sont de la génération Y, celle des « globe-trotters ». Ils aiment parcourir le monde à la recherche de leurs identités communes. De l’Albanie en passant par l’Irlande, l’Italie, la Grèce, l’Australie ou encore l’Europe... Tous n’ont qu’une idée, celle de découvrir d’autres civilisations, d’autres paysages.

Pourtant, c’est en partant au loin qu’ils ont réalisé combien ils aimaient leur pays :la France. Ils comprennent alors qu’ils sont partis loin, sans connaître leur propre état. Les voilà donc revenus, avec une seule idée en tête : prendre la route, pour aller à la rencontre de celles et ceux, qui font la France d’aujourd’hui.

Ils ont donc souhaité réaliser un film documentaire intitulé « la grande tournée » qui retracerait ce voyage, aux quatre coins du pays. D’Avignon, en passant par Lyon, Clermont-Ferrand, Lille, La Rochelle, Tour, ou encore la côte Basque... c’est un portrait de la France qu’ils souhaitent filmer puis projeter dans les cinémas.

Pour mener à bien leur entreprise, ils ont choisi de financer eux-mêmes leur projet. Mais comment le faire vivre, en faire un DVD ? Pour pallier à ce désagrément, ils ont
choisi de mettre à collaboration les Français, afin de leur faire partager l’idée. Ils ont donc lancé une demande de financement, sur la plateforme : kiss kiss-bangbang.

Et quelle surprise ont-ils eue ? Sur les 8000 euros attendus, le plafond a été dépassé avec plus de 10 000 euros à la fermeture, le 19 mai dernier. Ils se sentent très fiers de voir que leur projet parle à d’autres gens, de l’Angleterre jusqu’au Canada.

C’est à bord d’un minibus, que commencera le périple, le 25 juin prochain, après un pot de départ géant, la veille au soir. Tout le monde est invité. L’apéritif, c’est d’ailleurs ce qui permettra à ces voyageurs de la génération Y de briser la glace, lors de leurs rencontres avec les Français. Car, comme le dit Olivier : « On a tous en commun le souvenir d’une belle soirée d’été, ou l’on est entre amis ou entre amis d’amis. On apprend à se découvrir, on échange, on rit… Du coup, nous, on va rencontrer les gens, autour d’un verre partagé. »

18 apéros officiels sont d’ores et déjà prévus et organisés avec les mairies et les milieux associatifs des communes et villages qu’ils traverseront, le temps d’une journée. Ils dormiront la plupart du temps dans des campings, ou chez leurs amis, de partout, en France. Et dans les cas où ils n’en trouveraient pas sur zone, c’est dans la nature qu’ils feront halte.

Un périple de plusieurs milliers de kilomètres filmé par une camérawoman appelée Maude, issue de l’université Aix-Marseille. Pendant deux mois, elle va filmer les Français et diffuser le périple sur les réseaux sociaux tels que SnapChat, Instagram, Facebook ou autres…

Plusieurs marques se sont joints à cet événement notamment Esquive (basée à Lyon), mais aussi Wood life (une marque parisienne de « bûcherons super-cool »). En ce qui concerne le côté technique (sac à dos et tentes) la aussi, de belles surprises. Les tentes-cabanons répondent présentes. L’entreprise basée à Dunkerque, leur prête une de leurs tentes. « Ça fait voyager, rien que de les voir », « on a l’impression d’un monde merveilleux ».

Les voyageurs de la génération Y ne passeront donc plus leur nuit « à la belle étoile ». Enfin pour ce qui est des sacs à dos, c’est l’entreprise Silaho qui les équipe. La marque est spécialisée dans les articles de montagnes très résistants. Ces sacs à dos, permettent à la petite équipe de pouvoir transporter leur matériel d’autant que, selon Emily, « ils devront voyager léger » durant ce tour de France.

Un tour qu’ils espèrent réussi, afin de donner envie à d’autres de tenter eux aussi l’expérience. Rendez-vous donc le 24, à la veille de leur grand départ.

Thomas Lagesse, EDJ

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