Migrants : EE-LV veut saisir le Conseil d’Etat

Malgré les nombreuses interpellations de citoyens, des associations, des personnalités publiques et des politiques locaux, la situation est toujours inchangée à la frontière italienne. Aucun centre d’accueil n’est envisagé et les autorités continuent d’enfreindre les droits internationaux des réfugiés, notamment pour les mineurs et les familles. L’absence de solutions organisées par l’Etat avec le soutien des collectivités locales encourage toute sorte d’abus, comme des filières de racket des exilés. Face à "la cécité des autorités françaises qui laissent la situation à la frontière se dégrader" , EELV06 propose de saisir le Conseil d’Etat, en concertation avec les associations sur les manquements de l’Etat et des collectivités locales des Alpes Maritimes, comme cela a déjà été le cas à Calais.

La solution la plus efficace nous parait double - disent Mari-Lus Nicaise et Laurent Lanquar-Castiel , porte-paroles départementaux du parti écologiste.

- Tout d’abord, créer une structure humanitaire de santé publique et de conseil qui
permettra de s’assurer du bon état sanitaire des exilés et leur expliquera leurs droits ainsi que les procédures à suivre. Cette structure pourrait être gérée par des associations humanitaires.

- Ensuite, éviter des concentrations importantes de réfugiés dans un ou des centres, en organisant un " accueil diffus " grâce à des chaînes de solidarité. La France dispose d’une puissance d’accueil, notamment rurale qu’elle mésestime et ne valorise pas : chaque commune pourrait facilement accueillir une ou deux familles pendant quelques temps.

Cette solution de proximité s’avère efficace, notamment en termes d’intégration. Les habitants des communes ayant accepté cet accueil diffus ont regretté le départ desréfugiés qu’ils avaient accueillis.

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