Théâtre de la photographie, artistes de rue... quelle politique culturelle à Nice ?

Verbalisation des artistes de rue, réduction de la culture à l’événementiel, recherche effrénée du clinquant, du vedettariat et de l’éphémère. La politique culturelle à Nice est au point mort. Gaspillage d’argent public, copinage, bling bling et business ne font pas une politique culturelle.

Coups sur coups, les décisions tombent et laissent sans voix. Un pianiste est verbalisé pour du Chopin place Massena, un peintre est verbalisé pour une toile sur la promenade des Anglais. Le message est clair : les artistes de rue ne sont pas les bienvenus à Nice.

La Ville de Nice annule le Festival de la Libé pour budget non bouclé alors qu’elle a fait déménager le Théâtre de la Photographie et de l’image pour faire venir Francis Huster, qui ne viendra pas, et dont le projet n’a jamais été ni financé ni sécurisé : deux poids, deux mesures !

Le Festival de la Libé est un très beau projet artistique et populaire qui s’est heurté à une municipalité qui croit pouvoir réduire la culture à l’événementiel, tout contrôler, et bloquer toute initiative qui n’émane pas de ses rangs.

L’affaire du Théâtre de la photographie et de l’image est révélatrice de l’amateurisme de la municipalité : trois ans de perdus et un déménagement pour rien ! Combien cela a-t-il coûté au contribuable niçois ? La Ville de Nice a cassé une dynamique artistique en forçant le théâtre à déménager place Gautier pour courir après une célébrité sans aucune garantie sur le sérieux financier de son projet. Christian Estrosi réintroduit Daniel Benoin par la petite porte pour y organiser des master class d’art et des formations... pour entrepreneurs. Mais le Théâtre de la photographie doit rester un lieu dédié à la culture ! Les chefs d’entreprises ont déjà des espaces adaptés et la Chambre de Commerce et d’Industrie est toute proche.

La Ville de Nice a laissé pourrir le dossier du Volume. Elle a perdu des années dans la relance de la Friche du 109 en la confiant à Sophie Duez. Elle court après des coups d’éclats, elle court après le vedettariat, elle court après tout ce qui brille et passe à la télé.

Le développement et la place des arts dans une ville, ce n’est pas la recherche du clinquant et de l’éphémère. C’est une politique de long terme, du sérieux et de la stabilité. Gaspillage d’argent public, copinage, bling bling, paillettes et business ne font pas une politique culturelle.

David Nakache , association Tous citoyens

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