Le temps des balades : Castelar

Juché sur la colline saint Sébastien, Castellar domine le Careï de ses 365 mètres d’altitude. Les crêtes de la Roche Longue, s’étirant de la mer vers le nord constituent la frontière entre la France et l’Italie.

C’est à l’Orméa montagne de cette chaine que fut retrouvé l’homme de Castellar, sépulture du néolithique, 6000 ans avant Jésus Christ. La première mention d’un village est citée sur un acte du comte de Vintimille du 19 janvier 1258.

Par cette libéralité (1) le comte Guillaume de Vintimille cède au comte de Provence Charles 1° d’Anjou le fief de Castellar. Le premier château aurait été édifié par les édiles de Peille voulant se protéger des sarrasins. Cet édifice est mentionné dans un acte de 1302, on peut en voir les vestiges dans l’ancien village, lequel se trouvait plus sur les hauteurs à 870 mètres d’altitude.

Le fief revient aux Lascaris de Vintimille en 1388. Ils sont les descendants de Guillaume de Vintimille par leurs mère Eudoxie Lascaris fille de l’empereur d’orient Théodore II. En 1435 par une convention avec Gorbio le village de Castellar se déplace sur la colline saint Sébastien.

L’acte d’autorisation est précis : Construire 29 maisons de même hauteur, les fortifier probablement par des murs aveugles(2) et les habiter. Les fortifications s’expliquaient par les ravages et les guerres. Elles furent rasées lors de la guerre de succession d’Autriche en 1747. (3).

Castellar est élevé en comté par lettre du 13 décembre 1771 au profit de Joseph Marie Lascaris. Le patrimoine religieux se compose de l’église paroissiale saint Pierre du XVI° et de six chapelles : saint Sébastien romane du XIII°, saint Esprit ou des pénitents Blancs du XVII°, Notre Dame de Miséricorde ou pénitents noirs elle aussi du XVII°, saint Antoine où un procès en sorcellerie en 1623 amena sur le bûcher une femme, saint Roch ou du bon voyage et saint Bernard au col du Razet, là sur un chemin où Bernard de Clairvaux vint prêcher la croisade.

Le village de Castellar situé à l’écart des flux touristiques a su conserver son âme et c’est tant mieux.

Thierry Jan

(1) Acte juridique aliénant un bien.
(2) Mur aveugle ou sans ouverture et fenêtre donnant sur l’extérieur.
(3) Guerre entre 1740 et 1748 où la France adversaire de l’Autriche est alliée à la Prusse, c’est de ce conflit qu’est venu le terme : « se battre pour le roi de Prusse » La France ne retira aucun avantage de cette guerre où pourtant (Fontenoy) elle remporta des victoires

Partager

à propos de l'auteur

Jane Doe

Aucune information sur l'auteur.

Laisser un commentaire

Qui êtes-vous ?
Votre message