Mouna Bakouli & Johan Christ-Bertrand lauréats des Prix de la Jeune Création de la Ville de Nice et de la Venet Foundation 2018

Les Prix de la Jeune Création ont été décernés à Mouna Bakouli et à Johan Christ-Bertrand .Les deux lauréats ont reçu chacun une bourse à la création de 2000 euros. Les deux jeunes artistes seront invités en octobre 2019 à présenter une exposition commune à la Galerie de la Marine. Les oeuvres de Mouna Bakouli et de Johan Christ-Bertrand sont à retrouver dans l’exposition « La Vallée de l’étrange » Promotion Villa Arson 2018 qui se déroule en deux lieux , Galerie de la Marine et Villa Arson

Créé en 2009 , les Prix de la Jeune Création distinguent deux jeunes artistes parmi les diplômés de la Villa Arson. Ils répondent à une volonté forte d’aider et d’encourager de jeunes artistes au sortir de l’École, à s’installer et à développer des projets professionnels dans le monde de l’art.

¨ Mouna Bajouli – Prix de la Ville de Nice

La jeune artiste peint et dessine sur des matériaux pauvres autant pour des raisons financières que d’autonomie. Elle s’est installée peu à peu dans ces pratiques de peinture et dessins en aimant les gouaches d’Henri Michaut, les lithographies de Jonathan Messe, les autoportraits d’Artaud, les peintures de Martin Kippenberger et Werner Büttner. Puis elle a lu la pensée d’Adorno. C’est à la suite de cela qu’elle a écrit son mémoire sur l’improvisation et le jazz et appris à ne plus se satisfaire de son travail antérieur. C’est alors qu’elle commence des installations dans lesquelles sa production trouve cohérence et consistance et qu’elle fait sienne la phrase de Nicolas Boileau « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ».

Johan-Christ Bertrand -Prix Venet Foundation

Sa première pratique est le dessin figuratif dans des carnets. Quand il est passé des carnets à la toile et qu’il a commencé de peindre, il s’est demandé ce que la peinture pouvait apporter que la photographie ne permettait déjà. Sa première inspiration est celle de la BD et des dessins animés. Dans sa peinture, l’hyperréalisme n’est pas loin, la peinture californienne non plus mais pas seulement. Privilégiant la ligne claire, les aplats et les couleurs pop, il part d’un espace qui ressemble à une scène, à une planche où il vient construire poser des objets et des figures. Mais toujours très peu. Il a un protocole. La culture populaire est très importante dans son travail : le flipper des bars dans Pinball Clarfield (visible à la galerie de la marine) aussi bien que des dessins animés ou la décoration de meubles du XVIII siècle en alsace avec ses leurres, ses illusions, son goût du faux. Mais toujours de façon épurée, la plus simple possible.

*Le lauréat de la Ville de Nice bénéficie en complément d’un atelier au 109, pôle de cultures contemporaines et d’un logement pendant un an.

Le Jury du prix 2018 était composé d’Alexandre Devals, représentant la Venet Foundation, Le Muy, New York, Jacqueline Morabito, architecte-designer, collectionneur, La Colle-sur-Loup, Paris, Hélène Guenin, Directrice du Mamac, Nice, Alexandre Quoi, historien de l’art, Paris et Jean-Pierre Simon, Directeur Général de la Villa Arson, Nice.

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