CALI à la scène comme à la ville.

Nous étions présents le 13 mai dernier lorsque Chinaski était en première partie d’une performance scénique de 3 heures. Le groupe niçois nous avait alors confié après leur incroyable aventure l’émotion qu’ils avaient ressentis face à l’attitude de Cali, un artiste de premier plan qui en fin de concert les avaient fait remonter sur scène pour partager l’énergie du public et les visages comblés. Une attitude généreuse et non feinte de la part d’un homme qui est à la scène comme à la ville.

Bruno Caliciuri est un artiste hors classe qui se donne sans compter. Entre passion et humilité, il offre avec générosité tout ce qu’il a dans les tripes. Ses chansons tendrement tristes ou joyeusement cyniques lui ressemblent dans le contraste humain dont il est l’étendard. Une vie marquée par les multiples exils et ruptures dont il s’est embelli. Ce qui ne vous tue pas vous rends plus fort, c’est sans doutes pour cela qu’au rythme de 3 heures sur scène il est seul invaincu, ou alors cela vient des années de rugby qu’il a pratiquées.

A la question : que feras-tu si un jour ça s’arrête, il répond qu’il a déjà du mal à y croire, qu’il est comblé pour toute sa vie et qu’il continuera à suivre le chemin de son cœur avec convictions. Que la chance qu’il a eu de vivre ces trois dernières années bardées de rencontres avec ses idoles, les duos, les témoignages l’ont touché plus que tout.

Cali est aussi un papa qui se bat avec convictions sans contraindre à le suivre. Du droit des pères à celui du sol, il suit son cœur coûte que coûte et si on le lui demande, c’est le conseil qu’il donne : « se faire confiance et suivre son cœur ».

Son dernier album « menteur » indique qu’il est tout sauf cela car avec lui c’est bien « l’amour parfait » comme disait le premier. Alors c’est quand le bonheur ? Vendredi à Cannes serait un bon début.

Photos de Fabien MAHAUT

Partager

Laisser un commentaire

Qui êtes-vous ?
Votre message