Box-office : Photo de famille de Cécilia Rouaud

Gabrielle, Elsa et Mao sont frères et sœurs, mais ne se côtoient pas. Surtout pas. La première est « statue » pour touristes, au grand dam de son fils ado. Elsa, elle, est en colère contre la terre entière et désespère de tomber enceinte. Et Mao, game designer de génie chroniquement dépressif...

Histoire banale de relations familiales, tranche de vie entre de deux enterrements de la génération précédente, les différents protagonistes sont particulièrement réussis avec des profils psychologiques intéressants.

Des âmes en peine qui vous feront rire, mais surtout vous toucheront un peu, beaucoup, profondément, surtout si vous vous identifiez à elles. Habillement décomplexé, "Photo de famille" jongle adroitement entre la tragédie familiale et l’humour qui tous deux sont bien équilibrés.

Pour entrer dans le vif du sujet, la mélancolie de l’ambiance se meut dans un cliché assez symptomatique , celui des problèmes familiaux avec avec , au centre, le personnage de la grand-mère sénile qui unifie.

Une drôle d’impression persiste tout au long de Photo de famille. Chaque scène est inaboutie, de par leur brièveté qui est sans doute volontaire pour donner du rythme avec systématiquement une pirouette pour terminer. Et on passe à la suivante, toute aussi courte et guère marquante.

L’excellence du casting Vanessa Paradis, Camille Cottin, Pierre Deladonchamps jouent les personnages de la fratrie , Jean-Pierre Bacri celui du père, apporte au film un supplément d’âme.

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