Le festival du cinéma russe revient à Nice

Du 19 au 23 septembre, le festival du cinéma russe fait son retour comme chaque année. Pour l'inauguration de cette 5e édition, Nikolaï Borodatchev, directeur général du Gosfilmofond de Russie, actrices, réalisateurs et conseillers rappellent l'intérêt de la culture russe en France, artistiquement et politiquement parlant.

Nikolaï Borodatchev confie le doute qu’il a eût à la première édition. En 2013, il se demandait si la continuité du projet avait un réel intérêt et reconnait les efforts de M. Estrosi pour faire perdurer l’événement. «  C’est la possibilité de faire découvrir tous les chefs d’oeuvres du patrimoine russe. Il a un vrai intérêt. Nous avons reçu des demandes venant du public. Ainsi, la programmation du festival est formulé d’après toutes ces demandes  », explique M. Borodatchev. Le festival se construit sur deux axes, la rétrospective et les nouveaux films. Il promet des long métrages riches du point de vue spirituel, artistique et jeu d’acteur. Tous sont en version originale avec sous-titrage en français et gratuits.

Ce 5e festival du cinéma russe s’ouvre avec l’avant-première de « Paradis » du très connu Andreï Kontchalovski. Pour fêter les 80 ans de son « grand cinéaste », le directeur du Gosfilmonfond propose également Le nid de gentilshommes.
Le festival célèbre également le 100e anniversaire de la révolution 1917 en projetant les films Tchapev des frères Vassiliev et Octobre de Sergueï Eisenstein. M. Borodatchev attire l’attention sur Une bataille inachevée. Ce film documentaire contient des images inédites trouvées dans les archives d’Hitler et tournées par les soldats nazis.
Pour le jeune public, des dessins animés long métrages sont proposés dont Le petit cheval bossu. Nikolaï Borodatchev cite Jean Paul II : « Si vous voulez bien éduquer votre enfant, il faut absolument lui faire voir les dessins animés tournée à l’union soviétique ».

Au programme, 13 films de fiction, 2 documentaires ainsi que 3 dessins animés vous attendent à la cinémathèque de Nice ou au cinéma Pathé à Masséna.

Une festival unissant Nice et la Russie

Il y a bien une deuxième raison au fait de la création de cet événement : unifier les peuples « fraternels » français et russe. En 2017, Nice et Saint-Pétersbourg célèbrent 20 ans de jumelage. Sergey Molchanov, conseiller général de Russie à Marseille, reconnaît le lien solide entre les deux cultures, malgré une situation politique compliquée : « Le lien culturel particulier entre la France et la Russie date de plusieurs siècles. Durant toute cette période, même les bouleversements politiques n’ont pu empêcher l’intérêt de ces peuples ».

Pour rappel, les relations politiques entre la France et la Russie ont été limitées, cause de l’annexion de la Crimée et de la suspension de la Russie du G8.
M. Molchanov se repose sur la culture et met de côté les conflits politiques : « Rien n’est plus agréable que de s’occuper de choses qui nous rapprochent tous et qui nous permettent de franchir les barrières artificiellement créées entre les peuples ». Tandis qu’Yuliya Vysotskaya, actrice qui interprète le rôle principal de Paradis, s’appuie sur des raisons plus spirituelles : « Je pense que les français comprennent l’âme russe mystérieuse que tous les réalisateurs cherchent à montrer ».

Océane Da Silva

De gauche à droite, Alkim Salbiev réalisateur et scénariste ; Anguelina Vovk actrice ; Yuliya Vysotskaya actrice et rôle principal de Paradis ; Nicolaï Bonodatchev directeur général du Gosfilmofond de Russie ; Robert Roux conseiller municipal délégué à l’Art dans l’espace public ; Sergey Molchanov conseiller général de Russie à Marseille ; Anatoliy Kotenya acteur et rôle dans le film Le temps des premiers ; Elena Gladkova réalisatrice du documentaire Le palais pour le peuple. Crédit photo : Océane Da Silva

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