Café litteraire : Le Roman de Constantinople de Gilles Martin Chauffier

Cet ouvrage est une très belle évocation de l’histoire de Constantinople et Byzance. L’auteur nous montre l’évolution de l’empire romain d’orient avec son raffinement et sa décadence.

La décadence d’une civilisation s’identifie souvent à des mœurs raffinées et à la perte des valeurs guerrières. Gilles Martin Chauffier nous démontre le déroulement des événements, les intrigues des empereurs d’orient. La chute de Byzance est dans ses propres institutions.

On fera un bémol à ce remarquable ouvrage : l’auteur prend parti pour les Ottomans et se montre partisan d’une entrée de la Turquie dans l’Europe. Il donne une vision quasi idyllique des Ottomans, justifiant les enlèvements d’enfants chrétiens dans l’empire ottoman et minimisant la bataille navale de Lépante. Cette prise de position partisane est bien regrettable, le roman de Constantinople en souffre, surtout dans la dernière partie où l’historien laisse s’exprimer un partisan de l’entrée de la Turquie dans l’union Européenne.

Il n’est, alors, plus un historien. Nous lui répondrons : Chiche, quand Istanbul redeviendra Constantinople, les Turcs auront montré leur volonté d’intégration dans la communauté européenne. Mais devant le spectacle actuel offert par ce pays, son intégration est plus que douteuse.

Nous suggérons à l’auteur de reprendre son ouvrage et de montrer un peu plus d’objectivité, la base de l’honnêteté historique et intellectuelle.

Thierry Jan

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