Le deuxième concert du programme dédié à Bethoven à l’Opéra

Le programme conçu par le maestro Gyorgy Rath en sa première saison à la direction de Orchestre Symphonique et dédié à Beethoven, continue à passionner les aimants de la "serious music". Le concert de hier après-midi a connu un succès retentissant grâce à la vigoureuse direction de Gyorgy qui, en peu de mois, a su imprimer son style à une orchestre qui en avait besoin et l'a fait sortir de sa somnolence pour lui faire retrouver un style.

Pom pom pom pooom. Pom pom pom pooom. La 5e symphonie de Beethoven figure parmi les oeuvres les plus célèbres au monde.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le motif s’ancre dans la culture et dans la politique. Il sera utilisé par la BBC pour annoncer les émissions clandestines. Dès que les auditeurs entendent 4 coups de timbales, trois brefs et un long, ils reconnaissent le début de la 5e de Beethoven ou - en langue morse - la lettre V de victoire. « Aucun compositeur avant Beethoven n’aura investi avec une symphonie une telle résonance politique.

Les débuts de cette oeuvre n’étaient pourtant pas des plus favorables. Nous sommes à Vienne, le 22 décembre 1808, au Theater an der Wien. Ludwig van Beethoven n’entend quasiment plus et va devoir assurer à la direction et au piano un programme très chargé L’orchestre livre une performance désastreuse de la 5e symphonie face à son compositeur, sourd et agacé.

Si cette symphonie devient célébrissime, c’est en grande partie grâce à sa très reconnaissable ouverture. Depuis, chacun y va de son interprétation de ces premières notes symboliques.

Un hymne à la liberté, un acte révolutionnaire ou romantique, personne ne peut dire ce que voulait Beethoven dans ces quelques mesures qui deviendront les plus célèbres de l’histoire de la musique.

En première partie, après l’Ouverture du Coriolan, le Concerto pour piano et orchestre no 3 en ut mineur, opus 374 , le troisième des cinq concertos pour piano de Ludwig van Beethoven. Particulièrement bien accueillie par le public a été la performance du jeune niçois David Kadouch par sa conduite du discours musical, qui repose sur l’association de la virtuosité du soliste à la densité de l’orchestre.

Ce troisième concerto conserve toujours une structure classique en trois mouvements, le premier étant de forme sonate, le deuxième de forme lied et le dernier un mélange entre le rondo et la forme sonate (procédé souvent utilisé par Beethoven), mais est l’une des premières œuvres du compositeur à reposer sur des éléments pré-romantiques, illustrant bien le début de « la période du milieu » chez le compositeur. Il possède aujourd’hui une grande place dans le répertoire pianistique et a été interprété par de nombreux solistes, depuis sa création en 1803 au Theater an der Wien par le compositeur lui-même, tels Arthur Rubinstein, Emil Guilels, Wilhelm Kempff, Alfred Brendel, Martha Argerich, Sviatoslav Richter, ou encore plus récemment Evgeny Kissin ou Murray Perahia à la Salle Pleyel en novembre 2012 avec l’Academy of St Martin-in-the-Fields.

Sommaire [masquer]
1 Genèse et composition
1.1 Création
1.2 Réception
2 Structure
3 Orchestration
4 Analyse
4.1 1er mouvement : Allegro con Brio
4.1.1 Première exposition
4.1.2 Seconde exposition
4.1.3 Développement
4.1.4 Réexposition
4.1.5 Cadence
4.1.6 Coda
4.2 2e mouvement : Largo
4.3 3e mouvement : Rondo
4.3.1 A1
4.3.2 B1
4.3.3 A2
4.3.4 C
4.3.5 A3
4.3.6 A4
4.3.7 B2
4.3.8 A5
5 Cadences
6 Repères discographiques
7 Notes et références
8 Source
9 Liens externes
Genèse et compositionmodifier

Louis Ferdinand de Prusse (Peinture de Jean-Laurent Mosnier, 1799)
Voir la Chronologie de la musique classique et la Liste des œuvres de Ludwig van Beethoven
Le compositeur commence ses premières esquisses de l’œuvre dès 17966, ce qui rend son écriture à peu près contemporaine de celle de sa première symphonie et de ses quatuors op. 18. Il l’achève en 1802. Ce concerto était sans doute déjà prêt en 1800 et aurait été créé l’année suivante si un des grands concerts de l’époque n’avait pas été annulé6 :

On a longtemps pensé que Beethoven avait achevé l’œuvre en 1800, mais la récupération de la partition autographe (perdue pendant la Seconde Guerre mondiale) en 1977 a révélé une date sur le manuscrit de Beethoven, « 1803 », ce qui força les musicologues à reconsidérer la date de la composition de ce concerto7.

Le piano-forte, contemporain du musicien, n’était guère adapté à l’étendue de puissance qu’il requiert. Ce n’est qu’en 1818 que Beethoven put disposer d’un instrument proche des pianos actuels. Certaines partitions sont d’ailleurs encore indiquées pour le piano forte8.

L’œuvre est dédiée au prince Louis-Ferdinand de Prusse, dont Beethoven appréciait le talent de pianiste2,9.

Créationmodifier

Auditorum du Theater an der Wien, où fut donnée la première du troisième concerto de Beethoven
La création eut donc lieu lors d’un concert bénéfice7 donné au Theater an der Wien à Vienne le 5 avril 180310, comportant à son programme deux autres œuvres nouvelles du compos

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