Premier bilan d’un Nice Jazz Festival qui présente quelques zones d’ombre

Plus de 33.000 personnes ont assisté à l'édition 2014 du Nice Jazz Festival, soit une baisse par rapport à 2013. Le maire de la ville, Christian Estrosi, a notamment invoqué l'effet "Coupe du Monde" tout en saluant une "belle édition 2014 en mesure de satisfaire tous les publics"...

En fait, la programmation de cette édition n’était peut-être tout simplement pas de qualité supérieure aux dire des experts avec des concerts quelques peu décalés.De plus la concurrence de Festival de Juan les Pins a également joué et les prix de la billetterie n’étaient pas non plus à la portée de toutes les bourses .

Des petites erreurs qui pourront être corrigés à l’occasion de la prochaine édition même si les caprices de la météo et la coupe de monde de football peuvent expliquer aussi partiellement cette baisse.

Patrick Allemand, leader du groupe d’opposition "Un autre avenir pour Nice" (PS/EELV) pointe le doigt de la critique sur la grille tarifaire : "L’essentiel de la baisse de fréquentation est dû à des prix beaucoup trop élevés, déconnectés de la réalité économique du moment. On va au Nice Jazz Festival souvent en famille. A 85 euros pour une soirée (pour un couple avec un enfant), beaucoup ne peuvent plus".

Mais, c’est en ce qui concerne la programmation qu’un certain doute est permis. En effet, si Patrice ou encore Kezyah Jones (malgré sa prestation en demi-teinte) ont été des bons choix, on se demande bien comment Deep Purple, Cassius ou bien les Gipsy King venaient faire là. Certes, depuis de nombreuses années, le Nice Jazz Festival s’est ouvert à d’autres courants musicaux mais du hard rock et de la pop gitane sont bien loin de ce qu’un public attend en venant dans ce genre de festival.

En espérant que l’an prochain...

Une édition ponctuée notamment par le concert, samedi soir, de Joshua Redman qui a rendu hommage au contrebassiste Charlie Haden décédé la veille.

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