Avec une formidable Turandot, s’achève la saison lyrique au Thêatre Carlo Felice de Gênes

Turandot, le dernier et inachevé opéra de Giacomo Puccini, a été mis en scène au Théâtre Carlo Felice de Gênes et a conclu de manière triomphale la saison 2016-2017.

Le livret originel, auquel Giuseppe Adami et Renato Simoni ont travaillé, a été construit à partir d’une comédie théâtrale homonyme ecrite en 1762 par Carlo Gozzi, reprise ensuite par Friedrich Schiller.

La partition de Puccini est restée malheureusement inachevée à cause de la mort du compositeur en 1924, là où il avait désormais laissé derrière lui le romantisme, pour vivre une nouvelle saison plus originale dans sa glorieuse carrière artistique.
La première représentation théâtrale date du 25 avril 1926 à la Scala de Milan, une édition en trois actes et cinq tableaux.

Turandot offre des moments de grande tension, d’ironie et d’humour noir : de puissants chorus s’alternent aux célèbres airs « Nessun Dorma… », « Tu che di gel sei cinta… », « O Signore ascolta… » sans oublier l’incontournable trio des masques
Ping, Pang et Pong au début du deuxième acte. Ces trois figures sont la clé qui peut être, interprète la signification métaphorique de l’opéra en nous montrant le vrai contenu moral et intellectuel. Saisir l’intime essence de la folie amoureuse et la
cécité de l’orgueil, apprécier la vie concrète et en gouter intimement le bonheur tout en acceptant nos limites : voilà le désespéré, brut et sarcastique message de trois masques vers le monde et le téméraire Calaf.

Enfin le prince tombé amoureux gagnera le prix de l’Amour mais avec le triste et douloureux sacrifice de la dévote esclave Liù, une autre martyre de Cupide.

La direction de Giuliano Montaldo, déjà réalisateur pour la télévision italienne, a été parfaite et a réussi à exalter encore plus le lyrisme et l’exotisme du sujet représenté grâce, aussi, aux scènes de Luciano Ricceri, aux costumes de Elisabetta Montaldo
et aux inédites chorégraphies de ballet.

A l’occasion de cette édition génoise de Turandot, les interprètes ont montré toute leur valeur : le tenor Rudy Park (Calaf), Norma Fantini (soprane, Turandot), la très acclamée Serena Gamberoni (soprane, Liù), Mihailo Sljivic (bas, Timur), Alessio
Cacciamani (baryton, Mandarino), Vincenzo Taormina (baryton, Ping)

crédit photo : Marcello Orselli
www.carlofelice.it

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Avec une formidable Turandot, s'achève la saison lyrique au Thêatre Carlo Felice de Gênes

Né à Gênes en 1975, Bac au lycée scientifique, élévé au Conservatoire N. Paganini, Master en Philosophie, du 1996 au 2006 collaborateur et organisateur de l’Association culturale Centro Ricerche Scienze Umane, rédacteur du 1999 au 2006 du Magazine culturel Il Cormorano, collaborateur et rédacteur de l’Association Lacanienne Internationale du 1999

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