Carmen

La saison du ballet s’achève au Théâtre Carlo Felice de Gênes avec Carmen ; une chorégraphie visionnaire par le réalisateur et chorégraphe Amedeo Amodio, artiste parmi les plus innovants en Italie dans les dernières 30 années et excellent interprète de tout le répertoire du ballet classique et moderne.

La collaboration avec la réalisatrice Liliana Cavani a été mémorable, M Amodio et M Robert Pomper ont réalisé deux interludes de danse dans le pellicule Portier de nuit et Au-delà du bien et du mal.
En 1979 M Amodio a été un des fondateurs et premier Directeur Artistique du Aterballetto pendant 17 ans.

Inspiré par la nouvelle homonyme de Prosper Mérimée (1845), l’Opéra a été conçu avec des modifications remarquables, entre-autres l’introduction de certains personnages comme Escamillo, Micaela et Don José.

Le livret a été écrit avec la collaboration du compositeur Georges Bizet, aussi auteur du texte de la célèbre habanera L’amour est un oiseau rebelle.

Le ballet mis en scène au Carlo Felice a respecté intégralement le rythme de la partition et l’originalité du livret de l’Opéra : les adaptations musicales par M Giuseppe Calì saisissent l’exaltation et la vivacité des moments musicaux les plus émouvants écrit par M Bizet. Entre-autres, il faut dédier une mention particulière pour un des duos d’amour entre José et Carmen supporté par les douces mélodies du violoncelliste Riccardo Agosti, un des plus apprécié en Italie.
Héroïne et Sainte en même temps, la Carmen de M Amodio fascine parce qu’elle est une femme unique, surtout à l’époque de Bizet : une tzigane en marge de la société, de la légalité, ravissante et passionnelle. Son charme dérive de son élan vital, libre et sans révérence pour les autorités dont elle n’hésite pas de se moquer.

Les scènes et les coutumes de Mme Luisa Spinatelli sont très appropriées en s’adaptant parfaitement aux interprètes : une Carmen superbe et séduisante (Mme Alice Firenze), l’émouvant José (Amilcar Moret), le sculptural toréador Escamillo (M Marco Lo Presti), l’elegante et innocente Micaela (Mme Ilaria Grisanti), le sévère officier (M Valerio Polverari).
Les danseuses du Daniele Cipriani Entertainment offrent enfin une grande technique et personnalité.

http://www.carlofelicegenova.it
Photos par Marcello Orselli

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Carmen

Né à Gênes en 1975, Bac au lycée scientifique, élévé au Conservatoire N. Paganini, Master en Philosophie, du 1996 au 2006 collaborateur et organisateur de l’Association culturale Centro Ricerche Scienze Umane, rédacteur du 1999 au 2006 du Magazine culturel Il Cormorano, collaborateur et rédacteur de l’Association Lacanienne Internationale du 1999

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