Carnets de voyage : l’Europe existe ...nous l’avons rencontrée

Heureux qui comme Ulysse... Nous voilà de retour à Nice après un long périple qui nous a amenés à franchir 17 frontières et parcourir 11 pays. Au terme de ce voyage, nous ne pouvons que constater que l’Europe - malgré la crise migratoire et la montée des populismes - est une solide réalité.

Ainsi nous avons séjourné dans deux pays non membre de l’UE : Suisse et Norvège (toutefois membres de l’espace Schengen). Egalement trois pays de l’UE, membres de Schengen mais qui n’utilisent pas l’euro comme les deux précédents : Danemark, Suède et Pologne. Enfin six pays UE-Schengen-Euro : Italie, Allemagne, Finlande , Estonie, Lettonie et Lituanie.

Le constat est clair : à aucune des 17 frontières nous n’avons été controlés ni même ralentis dans notre progression. Seule une employée estonienne de la compagnie privée Tallink a demandé notre passeport avant de nous délivrer nos titres de transport pour le ferry Helsinki-Tallinn. Seuls quelques soldats danois ont pratiqué un semblant de barrage filtrant à notre arrivée dans le pays, par le ferry là aussi.

L’Europe a prodigieusement progressé : quand on pense que nous avons franchi sans nous arrêter la frontière entre la Lituanie et la Pologne, celle-là même où le 18 août 1992 nous avions été bloqués... 20 heures (2 x 10) !

Quant à la monnaie, le constat est presque le même puisque dans les 5 pays qui n’avaient pas l’euro nous n’avons pas changé d’argent local (à part quelques couronnes suédoises qui sont toujours dans mon portefeuille). En effet, dans ces pays on accepte les cartes de crédit pour de toutes petites sommes et bien souvent l’euro. Seul un léger différent avec une dame pipi polonaise fort mécontente de ma non possession de zlotys m’a rappelé l’imperfection monétaire de l’Europe.

Moralité, même dans des pays qui ne font pas partie de l’UE, l’Europe marche plutôt bien car ses composantes nationales n’hésitent pas à se déssaisir des deux attributs régaliens de l’Etat : la frontière et la monnaie. Ce constat n’est évidement pas pour nous déplaire.

par Patrick Mottard & Dominique Boy-Mottard

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