Les temps des balades : Auribeau sur Siagne

Ce village situé à la frontière des départements des Alpes Maritimes et du Var, sur la route de Grasse à Draguignan, au confluent de la Frayère et de la Siagne est un village ou la flore se partage entre les chênes et le mimosa.

L’origine d’Auribeau sur Siagne remonte au XII° siècle ; en 1158 le pape Adrien IV confirme la possession du fief d’Auribeau à l’évêque d’Antibes, ce prélat se voit octroyer les bénéfices : de Notre Dame de Valcluse, de Pégomas et de Mouans.

En 1242, Auribeau et son château sont cités dans un cartulaire. Après l’épidémie de peste noire de 1350, toute la région est désertée. Il faut attendre l’acte d’habitation de monseigneur Grimaldi abbé de Lérins de 1497 pour voir les lieux se repeupler.

Des populations venues de Ligurie et notamment d’Albenga vont rendre ainsi la vie à ce village. L’église saint Antoine du XVIII° siècle de style néo-roman avec son clocher carré et le sanctuaire de Notre Dame de Valcluse du XVII° siècle, lieu de pèlerinage, ermitage de saint Aygulf, constituent le patrimoine religieux d’Auribeau sur Siagne.

Ce sanctuaire se trouve sur la route de Cannes à Grasse, on y trouve de nombreux ex-voto et une vierge miraculeuse y est attestée depuis le XII° siècle. Si Auribeau sur Siagne est déserté durant un siècle et demi suite aux épidémies et razzias sarrasines, les pierres conservent la mémoire du temps.

En se perdant, baladeur errant, promeneur dans les venelles de ce village, on peut admirer des maisons du XIII° siècle, témoins des drames, des épidémies et des razzias. Le portail du Soubran donnait accès au village fortifié. Une fois sur la place de l’église, le promeneur aura sa récompense avec un panorama époustouflant sur le pays grassois.

Au début du printemps, quand la nature s’éveille de sa longue léthargie hivernale, les mimosas sont en fleurs et l’on peut admirer brillant dans le soleil les massifs du Tanneron.

La devise du village est certainement inspirée de ce spectacle de la nature : « N’est pas beau ce qui est beau, mais est beau ce qui plait. » Le village est dédié à saint Antoine et ses armoiries remontant à 1696 rendent hommage à ce saint.

ThierryT Jan

Partager

Laisser un commentaire

Qui êtes-vous ?
Votre message