Jeux Olympiques : la Russie suspendue pour doping, les athlètes participeront sous la bannière à cinq cercles

A' 66 jours de l’ouverture des Jeux de PyeongChang 2018, le CIO a frappé. Très fort. Sa commission exécutive a fermé la porte de la prochaine quinzaine olympique à l’un des pays majeurs du mouvement sportif. Elle a suspendu la Russie des Jeux d’hiver de PyeongChang. Jamais, en effet, un pays tout entier n’avait été exclu des Jeux pour des faits de dopage. Elle a pris la décision que le monde entier attendait, mais qu’elle n’avait pas osé choisir pour les Jeux de Rio 2016. Reste une question : comment réagira la Russie ?

Thomas Bach, le président du CIO, s’en est expliqué. « Il s’agit d’une attaque sans précédent contre l’intégrité des Jeux olympiques et du sport, a-t-il justifié en référence aux manipulations des échantillons d’analyses antidopage orchestrées par les Russes aux Jeux de Sotchi 2014. La commission exécutive a pris des sanctions proportionnées au regard de la manipulation systémique, tout en protégeant les athlètes propres. »

Suivant les pas de l’IAAF, le CIO a annoncé que certains athlètes russes pourraient être autorisés à participer aux prochains Jeux d’hiver. Ils devront se couvrir de neutralité. Ils défileront sous la bannière « athlète olympique de Russie ».*

Déterminée comme jamais, la commission exécutive du CIO a également emporté le mouvement olympique russe et ses dirigeants les plus connus.

Le CIO a annoncé les sanctions suivantes :

La suspension du comité olympique russe avec effets immédiats.
La suspension à vie des Jeux olympiques de l’ex ministre des Sports, Vitaly Moutko, actuel numéro 2 du gouvernement, et de son adjoint, Iouri Nagornykh.
La suspension du président du comité olympique russe, Alexander Zhukov, de sa qualité de membre du CIO.
La suspension de l’ancien patron des Jeux de Sotchi 2014, Dmitry Chernyshenko, de son statut de membre de la commission de coordination des Jeux d’hiver de Pékin 2022.

Enfin, le CIO a annoncé réclamer à la Russie le remboursement des frais d’enquête et une participation au financement de la nouvelle Autorité indépendante de contrôle, soit une enveloppe de 15 millions de dollars.

*Leur sélection a été déléguée à un panel de quatre personnalités. Deux sont connues : l’ancienne ministre française des Sports, Valérie Fourneyron, présidente de la nouvelle Autorité indépendante de contrôle ; et le directeur médical du CIO, Richard Budgett. Les deux autres seront désignées par l’AMA et par l’unité de lutte antidopage de la GAISF (ex SportAccord).

source : CIO

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