AS Monaco - OGC Nice (2-2) : Nice volé à Monaco

Pourtant largement supérieur aux Monégasques, les Aiglons ont concédé le point du nul, la faute à un arbitrage toujours plus déplorable.

Vous connaissez François Letexier ? Non ? Pourtant, il commence à être connu à Nice. Le bougre semble pourtant avoir un rapport particulier avec le Gym. Pour commencer, sachez qu’il est arbitre. Aïe, oui, je sais, c’est pas la joie pour eux en ce moment (coucou Tony), mais comme des bons collègues de travail, ils se serrent les coudes.

Le petit François, qui a visiblement une dent contre Nice (mauvaises vacances ? ex-femme d’origine niçoise ?), a donc offert à Monaco le point du match nul. Il aurait pu offrir la victoire, pas faux. Mais en face, Nice était dans un grand soir.

Vous vous souvenez de Nice-Caen, en mars dernier ? L’arbitre qui avait vu la main mais qui n’avait pas sifflé le pénalty, c’était lui. L’arbitrage catastrophique contre Angers, en septembre ? C’était lui aussi. Ah, et le but hors-jeu de Lille, toujours à Nice, en août 2016, c’était aussi François Letexier. Marrant, non ?

« Monaco est capable de tout : d’attendre et de contrer ; ou de faire le jeu. Il faudra être prêt à tout », annonça Lucien Favre en conférence de presse, dans la semaine. Comme dans une mauvaise ritournelle, le Gym se fit d’abord piéger par une équipe qui attendit, contra, puis fit le jeu une fois devant ou... une fois derrière.

Bien aidé par la décision de M. Letexier, qui fut le seul à ne pas voir que Diakhaby s’amena le ballon de la main, sur un centre de Lemar, pour fusiller Benitez à bout portant (1-0, 35’), le voisin, sérieux, se simplifia grandement les choses grâce à un coup de pouce officiel.

Avant cette ouverture du score qui aurait dû se terminer par un coup franc, il se contenta de défendre. Bien. Très bien. Jorge musela Saint-Maximin, Glik coupa toutes les trajectoires, et les Aiglons, maîtres de la possession, se cassèrent le bec sur le rocher. Pris dans la densité adverse, Balotelli – de retour dans le 11 – fut d’abord contraint de dézoner pour s’exprimer. Après avoir pris un peu de recul, il s’essaya de loin (7’), puis sur coup franc (12’), sans inquiéter Subasic. La frappe écrasée de Cyprien (25’) – lui aussi de retour – et l’enchaînement contrôle-reprise de Lees-Melou (32’) ne firent pas non plus frissonner le portier croate.

L’ASM, donc, laissa passer la première demi-heure comme le fauve observe l’orage. Tapis dans l’ombre et prêt à bondir. En 1re période, lorsque le groupe princier sortit, il fallut un Burner très concentré pour empêcher Diakhaby de reprendre un centre de Baldé (10’). Lorsqu’il ouvrit le score, le champion sortant inversa la physionomie de cette 21e journée. Se plaça plus haut, prit le contrôle du jeu.

La pause arriva. A point nommé. Les Rouge et Noir allaient avoir devant eux 45 minutes pour renverser le scénario. Il n’en fallut que 2 à leur super héros pour rétablir la parité. La justice. A la 47’, Saint-Maximin prit enfin le dessus sur Jorge et centra fort devant le but. Dans un nouvel écho aux paroles du coach Favre, le grand Italien croqua à pleines dents son seul ballon dans les 16 mètres. Tueur, malin, précis, il retint Glik avec la dose qu’il faut pour déséquilibrer son adversaire sans fauter, et explosa comme un obus pour pousser le ballon au fond (1-1, 47’). Dès lors, la vraie magie du derby balaya toutes les prédictions. Les adversaires se rendirent coup pour coup, et les débats s’emballèrent.

Glik enleva la balle du 2-1 à Mario (55’), Seri à Lemar (59’), Sidibé à Cyprien (62’), l’atmosphère s’électrisa. Le vent galcial devint une brise brûlante. Super Mario, râleur, surfa sur l’atmosphère pour allumer la lumière. Lancé par Seri, le buffle partit défier Raggi au un contre un, s’excentra, et doubla la mise grâce à un tir contré par son compatriote (1-2, 68’).

Le Louis-II fêta le but niçois. Comme toujours. Le Gym crut tenir sa victoire, espéra... mais manqua de lucidité en toute fin de rencontre. Sur un coup franc rapidement joué, (mais qui n’aurait jamais dû être sifflé) Benitez repoussa un tir de Lopes dans les pieds de Falcao qui n’avait plus qu’à égaliser (2-2, 92’).

Un final frustrant qui vint mettre un terme à un derby passionnant. Il aurait pu tourner en faveur du Gym sans les nouvelles erreurs de François Letexier. Voyons le côté positif. Nice reste invaincu en championnat depuis sept matchs. Solidement accroché à la sixième place, il a assisté aux balbutiements de la renaissance du duo Seri-Cyprien, mais aussi à la confirmation qu’avec Balotelli, c’est beaucoup mieux. Heureusement pour les oiseaux du ciel du Louis-II, Pléa n’était pas seul en pointe.

LA STAT’ : 27

Auteur d’un doublé contre Monaco, Mario Balotelli a porté son total à 12 réalisations cette saison en Ligue 1. L’international italien a désormais inscrit 27 buts en L1 avec Nice (en 38 matches), soit son co-meilleur total pour un même club en Championnat (à égalité avec l’AC Milan, mais en 63 matches). Il se hisse à la cinquième place du classement des buteurs avec 12 buts, juste devant un certain... Neymar (11 buts).

LA RÉACTION DE LUCIEN FAVRE :

Sur le premier but monégasque, je n’ai pas vu les images mais de l’avis de tout le monde il s’emmène le ballon de la main. L’arbitrage vidéo ? Mon avis n’a pas changé. Je ne suis pas contre mais je veux juste que ce soit simple. Qu’on ne perde pas 5 minutes a regarder un écran et se dire « alors il y a main ou pas, penalty ou pas » (il souffle)… Si on veut tout contrôler c’est compliqué. Il faut y aller progressivement je pense. C’est vraiment quelque chose de dur à mettre en place. Ça fait très mal car on aurait mérité la victoire sur l’ensemble de la deuxième période. En première ce n’était pas terrible mais en deuxième beaucoup mieux, on a joué au foot, une jolie équipe. On doit éviter de faire des fautes et surtout s’il y a faute, se mettre devant le ballon… c’est l’expérience.

LA RÉACTION DE JEAN-PIERRE RIVERE

C’est toujours pareil. On est beaucoup à la voir (la main de Diakhaby) mais bon, apparemment, il y en a quelques-uns qui n’ont pas vue... Si M. Letexier l’a vue, c’est comme l’année dernière. Je ne vais pas faire de commentaire sur ça. Ensuite, le coup franc est joué très vite, je ne sais même pas s’il est sifflé. Tellement vite que j’ai baissé les yeux, et tout le monde s’est fait surprendre. C’est dommage, parce que je pense qu’on a fait un très bon match et qu’on méritait mieux. Mais on a pris un point, et c’est déjà bien.

A Monaco, stade Louis-II
AS Monaco 2-2 OGC Nice (1-0 à la mi-temps)

Affluence : 10000 spectateurs environ

Arbitre : François Letexier

Buts : Diakhaby (33e) Falcao (90e+2’) pour Monaco ; Balotelli (47e, 68e) pour Nice.

Avertissements : Glik (17e), Moutinho (63e), Diakhaby (75e) pour Monaco ; Cyprien (34e), Pléa (34e), Balotelli (61e) pour Nice.

AS Monaco : Subasic - Sidibé, Glik, Raggi, Jorge - Moutinho, Ndoram (Ghezzal, 80e) - Baldé (Lopes, 68e), Lemar, Diakhaby (Jovetic ; 75e) - Falcao (cap).

OGC Nice : Benitez - Burner, Marlon, Dante (cap), Le Marchand (Sarr, 60e)- Lees-Melou, Cyprien, Seri - Saint-Maximin, Balotelli (Srarfi, 92e), Pléa.

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Jane Doe

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