OGC Nice - AS Saint-Etienne (1-0) : toujours plus haut !

Grâce à un coup franc magnifique de Wylan Cyprien, le Gym poursuit sa marche en avant et remonte à la hauteur de la cinquième place, à égalité avec Nantes.

Son dernier but à l’Allianz Riviera fut une frappe monstrueuse ayant nettoyé la lucarne stéphanoise. Un coup franc sublime, des 20 mètres, que Ruffier toucha sans pouvoir le boxer, signa son retour à la maison. Pas de doute, Wylan Cyprien a retrouvé son jardin en y entrant par la grande porte, celle réservée aux artistes. Sa première période fut tellement belle que l’on sentit son geste décisif poindre à l’horizon. Celui-ci arriva à la 22’, sur une merveille qui rappela à tous les Niçois son but au Parc des Princes.

Placé devant la défense, en sentinelle « box to box » du 4-3-3 de Lucien Favre, l’ancien capitaine du RC Lens rendit tout plus simple, comme au bon vieux temps. Dans son sillage, le Gym afficha un très beau visage en première période, avant de défendre ses points avec détermination.

Avant l’ouverture du score locale, St-Etienne, avec ses recrues hivernales (M’Vila, Ntep et Beric) afficha de belles intentions et une réelle envie de jouer. Benitez observa d’entrée de jeu une frappe de Beric tutoyer sa barre (2’), puis repoussa des deux poings une volée de Ntep (18’), et les Aiglons commencèrent petit à petit à tisser leur toile. Avec le plus beau des fils composant l’étoffe du football : la circulation. Fil qu’ils cimentèrent de sueur lors du second acte.

Durant les 45 premières minutes, après un quart d’heure de domination verte, les coéquipiers de Dante posèrent les crampons sur le cuir. Firent courir leur adversaire, de droite à gauche. Ce qui eut le mérite d’épuiser une équipe dans le doute, à défaut de lui plonger la tête sous l’eau.

Au rayon des occasions, les supporters du Gym n’eurent pas grand-chose à se mettre sous la dent à part le but de leur n°25. Une frappe trop enlevée de Seri – venue concrétiser une grosse période de possession - et une lourde des 30 mètres signée Super Mario dans un angle impossible - que Ruffier fut tout heureux de voir passer à côté – firent néanmoins passer un frisson de plaisir dans l’échine locale.

Une énorme intervention de Dante devant Cabella, qui profita d’une passe loupée de Makengo (rentré à la place de Saint-Maximin, blessé) préserva l’avance des hommes de la Côte. Lesquels, après la pause, revinrent sur l’aire de jeu avec l’envie de se mettre rapidement à l’abri. Parti du milieu du terrain, Patrick Burner inventa un slalom génial, gomma de son chemin 4 adversaires et conclut son mouvement par une frappe déviée juste au-dessus par Ruffier (48’).

L’action fit lever la foule et confirma que le jeune latéral monte en puissance au gré des sorties. Donnée renforcée par une partition défensive sans fausse note. Son entente avec Srarfi - qui remplaça au pied levé Plea, victime de douleurs au dos - continua d’incarner l’un des bons points du tableau rouge et noir. L’ailier tunisien, après avoir fait danser Gabriel Silva, chercha la lucarne opposée de Ruffier, mais se heurta à la tête de Perrin, peu avant l’heure de jeu (55’).

Ce fut quasiment la dernière étincelle offensive des Azuréens. A part un nouveau raid de Srarfi qui se termina par une frappe au-dessus, les locaux s’appliquèrent à défendre lors de la dernière demi-heure. Hamouma crut égaliser mais fut finalement signalé hors jeu (71’), Gasset lança toutes ses armes offensives (Hamouma, Bamba, Soderlund), mais le bloc local ne se lézarda pas.

Construit autour de sa charnière Dante-Sarr, performante dans tous les domaines ce dimanche, il demeura au contraire bien solide.

Avec 5 succès et 2 nuls depuis le déclic toulousain, le Gym revient à hauteur de Nantes (5e de la L1) ce dimanche.

LA RÉACTION DE LUCIEN FAVRE : On gagne, c’est ça qui est bien. Ce n’est pas immérité sur l’ensemble du match car on a pris le jeu a notre compte en première mi temps. En deuxième on a plus subi c’est vrai, il y avait de la fatigue. A la récupération du ballon il n’y avait pas assez d’appels devant. Il faut aussi être prêt à contrer sur chaque ballon sinon l’adversaire n’a pas peur et s’installe chez vous. En début de match on les a bien bougés, déstabilisés. On a du boulot mais il ne faut pas oublier qu’aujourd’hui on alignait une équipe très jeune.

LA RÉACTION DE JEAN-PIERRE RIVERE : On gagne, c’est ça qui est bien. Ce n’est pas immérité sur l’ensemble du match car on a pris le jeu a notre compte en première mi temps. En deuxième on a plus subi c’est vrai, il y avait de la fatigue. A la récupération du ballon il n’y avait pas assez d’appels devant. Il faut aussi être prêt à contrer sur chaque ballon sinon l’adversaire n’a pas peur et s’installe chez vous. En début de match on les a bien bougés, déstabilisés. On a du boulot mais il ne faut pas oublier qu’aujourd’hui on alignait une équipe très jeune.

A Nice, Allianz Riviera,
OGC Nice 1-0 AS Saint-Etienne (1-0 à la mi-temps)

Affluence : 23 254 spectateurs

Arbitre : Frank Schneider

But : Cyprien (22’) pour Nice

Avertissements : Lees-Melou (19’) et Seri (59’), Balotelli (69’) pour Nice ; Diousse (73’) pour St-Etienne.

OGC Nice : Benitez - Burner, Dante (cap), Sarr, Coly - Lees-Melou, Cyprien, Seri - Srarfi (Perraud 92’), Balotelli (Ganago 87’), Saint-Maximin (Makengo 32’).

AS Saint-Etienne : Ruffier - Janko, Lacroix, Perrin (cap), G. Silva - M’Vila, Diousse (Soderlund 77’) - Ntep (Hamouma 59’), Cabella, Monnet-Paquet (Bamba 67’) - Beric.

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Jane Doe

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