OGC Nice - OM (2-4) : Et soudain, tout s’écroula

Nice s'est fait renverser par Marseille alors que les Aiglons avaient un net avantage après un quart d'heure de jeu. Une défaite qui fait très mal.

Qui peut croire qu’après vingt minutes de jeu, alors que le Gym mène 2-0 devant l’OM, que la soirée peut aussi mal tourner ? Même les parieurs les plus fous n’y auraient pas pensé. Et pourtant...

Tout commençait si bien. Dès l’entame, Nice pose le pied sur le ballon. Première percée niçoise sur le côté, et premier corner. Lees-Melou s’en charge et le dépose sur la tête de Balotelli, qui ne se fait pas prier (1-0, 4e) pour faire chavirer l’Allianz Riviera.

Tétanisés, les Marseillais laissent jouer les locaux, et forcément, sur un nouveau corner mal dégagé, Seri a tout le loisir d’ajuster une superbe frappe, déviée par Rami et qui trompe à nouveau Mandanda (2-0, 16e).

Comme contre Monaco au début du mois, le Gym a un boulevard devant lui. On se dit que l’OM va couler, et pourtant. Sur une action pourtant anodine, un centre dans la surface est dévié puis contré par la main de Dante. Derrière, Ocampos n’a plus qu’à fusiller Cardinale (2-1, 26e).

TU PEUX PRENDRE UN BUT CASQUETTE, PAS DEUX...

Et bien si. Déjà dépassé sur le premier but, Malang Sarr glisse sur un ballon là encore peu inquiétant. Thauvin récupère, fixe et centre fort devant le but. C’est le malheureux Pierre Lees-Melou qui trompe Cardinale et permet à l’OM de recoller (2-2, 40e).

Juste avant ça, Allan Saint-Maximin avait un ballon de 3-1 au bout du pied, mais à l’issue d’un contre éclair, il se fait surprendre par un faux-rebond (38e).

Le scénario devient à peine croyable lorsque juste avant la pause, des Niçois totalement amorphes perdent le ballon aux abords de la surface. Luiz Gustavo frappe, Cardinale repousse... En hauteur, sans penser à empêcher Ocampos de marquer de la tête (2-3, 45e).

Sonnés, dépités, furieux - dans le cas de Mario Balotelli - les Aiglons regagnent les vestiaires la tête basse.

CAUCHEMAR EN DÉFENSE

Pour accentuer le K.O. subi par les Niçois, Seri perd un ballon aux 25 mètres juste après la reprise. Luiz Gustavo n’en demandait pas tant et part fusiller tranquillement Cardinale (2-4, 48e).

On se dit alors que ça va s’arrêter, que le Gym est dans un mauvais rêve, que c’est une caméra cachée... Personne ne voit Nice relever la tête. L’arbitrage déplorable et la bêtise de supporters marseillais venus garnir les tribunes participent à ce climat de tension. On frôle même l’interruption du match peu avant l’heure de jeu, entre bagarres en tribunes et jets d’objets sur la pelouse.

Le match s’emballe à nouveau lorsqu’à la 66e minute, le même Luiz Gustavo est (enfin !) exclu suite à une grosse faute sur Lees-Melou. De quoi relancer le match ? Pourquoi pas.

PAS ÇA ALASSANE, PAS APRÈS TOUT CE QUE TU AS FAIT...

Le temps s’écoule et malgré les assauts répétés sur les buts de Mandanda, rien ne vient. Nouvelle lueur d’espoir quand Saint-Maximin obtient un pénalty à dix minutes de la fin.

Et là, surprise, Alassane Pléa prend le ballon et s’avance vers le point de pénalty. Franchement, on le savait tous. On savait tous qu’il allait le rater, même lui. Et pourtant, Mario Balotelli a précisé (sur les réseaux sociaux) qu’il avait lui-même décidé de laisser le pénalty à Pléa.

L’attaquant français s’élance et tire... Au milieu, faisant briller Mandanda bien qu’il n’ait pas eu besoin de ça dans cette triste soirée pour le Gym. Au classement l’OM monte sur le podium et Nice reste englué au milieu du classement, à la dixième place avec... Dix points. La trêve internationale va faire du bien... Surtout quand on pense qu’à la fin du mois, les Aiglons se rendent au Parc des Princes...

LE MATCH EN ÉMOJIS

😍 : Mario Balotelli, clairement le meilleur ce soir. Il ouvre le score, il fait des déviations pour lancer les coéquipiers, il est impliqué... Il laisse même tirer le pénalty décisif à son coéquipier Pléa. Peut-être sa seule erreur de la soirée.
😑 : Au milieu du naufrage niçois, difficile de trouver d’autres points positifs. Saint-Maximin s’en est pas trop mal sorti sur son aile, tout comme Le Marchand et Souquet derrière. C’est tout.
👻 : « Fantôme (nm) : Apparition d’un défunt sous l’aspect d’un être réel ; revenant. Forme blanchâtre, indistincte. » Exemple : Alassane Pléa ce soir. L’esprit s’est tout de même manifesté une fois, le temps de louper un penalty.
😡 : Message pour Lucien Favre : MALANG SARR A GAUCHE, ÇA NE MARCHE PAS ! Complètement à la ramasse durant le match, il a été le premier à céder avant que toute la digue niçoise ne le suive. Au moins deux des quatre buts sont pour lui.
🇨🇭 : Oui, Lucien Favre est un génie du football. Mais des fois, on comprend pas. Attendre la 75e minute pour se dire "tiens, Marlon au centre c’est ptet’ pas si mal en fait, avec Le Marchand à gauche" (en plus ça a marché). Bon. Laisser Coly (qui n’est peut-être pas pire que Sarr à gauche) et Sneijder (qui peut dépanner) en tribune, c’est déjà plus que limite. On est proche de la faute professionnelle ce soir.
🤔 : Autre point qui concerne la billetterie. On est capable d’empêcher des Niçois de venir au match contre Naples sous prétexte qu’ils ne sont pas abonnés, ne pouvant pas se déplacer pour acheter leur place au stade car ils travaillent, etc... Mais on ne peut pas empêcher des Marseillais de prendre des places partout dans le stade ? Après il ne faut pas s’étonner s’il y a des débordements en tribune. Déjà que sur 32 000 spectateurs, la moitié étaient des touristes, si en plus les Marseillais y mettent du leur, difficile de fidéliser le public...
🖕 : Pour l’arbitrage, pour l’ensemble de son oeuvre. Est-ce qu’on doit vraiment détailler ? Ça risquerait d’être long.

PAROLES, PAROLES...

LUCIEN FAVRE : Quand on mène 2-0 c’est dur de perdre. On avait fait une très bonne entame, on menait 2-0, on avait le match en main, on contrôlait le jeu. A ce moment là il ne faut pas se déconcentrer, il faut faire tourner le ballon, intelligemment. Pas se faire contrer quand on mène 2-0… Bien sûr il faut vouloir mettre le troisième mais avant tout bien défendre. On leur a donné les occasions. On a fait des erreurs qu’on a payé cash. Au niveau de la gestion tactique du match ça n’a pas été ça. Il s’est passé beaucoup de choses cet été. Mais ce soir, on pouvait finir la soirée très heureux. Mais on a un manque de maîtrise…. pffff. Je ne suis pas du tout content de la gestion qu’on a eu. A 2-0, ce n’est pas possible de faire ce qu’on a fait.

MIKA SERI : On n’a pas l’habitude de voir ça. Aujourd’hui, c’est arrivé, il va falloir corriger ça pour que ce ne soit plus le cas. Surtout dans ces matchs-là, dans les derbys. Il y a des choses qu’il ne fallait pas faire, on n’a pas su gérer l’avantage et on ne sait pas comment l’expliquer. C’était un scénario qu’on n’imaginait pas. On va essayer de travailler pour ne plus que ça arrive. On a fait un gros match contre le Vitesse, on a un peu puisé. Le pénalty qu’on rate aurait pu nous donner encore plus de peps pour revenir au score. On ne le marque pas, c’est comme ça. On ne devait pas gagner ce match...

A Nice, Allianz Riviera,
OGC Nice 2-4 Olympique de Marseille (2-3 à la mi-temps)

Affluence : 32 702 spectateurs

Arbitre : Benoît Bastien

Buts : Balotelli (4’), Seri (16’) pour Nice ; Ocampos (26’, 45’) Lees-Melou (csc 40’) pour Marseille

Avertissements : Lees-Melou (32’), Pléa (49’) pour Nice ; Payet (36’), Amavi (61’) pour Marseille

Expulsion : Gustavo (68’) pour Marseille.

OGC Nice : Cardinale - Souquet, Dante (cap), Le Marchand, Sarr - Saint-Maximin, Mendy (Koziello 90’), Seri, Lees-Melou - Pléa, Balotelli.

Olympique de Marseille : Mandanda - Sakai, Rami, Rolando, Amavi - Anguissa, Gustavo - Thauvin (Sertic 70’), Payet (cap) (Sarr 84’), Ocampos - Njie (Germain 72’)

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Jane Doe

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