OGC Nice - Stade Rennais (1-1) : un nul qui n’arrange personne

Le Gym a partagé les points avec Rennes à l'issue d'un match animé. Face à un visiteur solide, le groupe de Lucien Favre n'a pas réussi à trouver la clef. Il reste néanmoins dans la course aux places européennes.

Le Gym visait la victoire. Le nul fait plus les affaires des Rennais et maintient le statu quo. Telle pourrait être le résumé de cette 32e journée dans la Plaine du Var.

Gros enjeu et grosse bataille : les 22 acteurs se rendirent coup pour coup au cours des 45 premières minutes. Placé en 4-4-2, avec un bloc médian et hyper compact, Rennes refusa d’abord de défendre bas et alla défier les Aiglons dans l’entrejeu, en misant sur la puissance de ses deux centraux (Gnagnon et Gélin) pour gérer la profondeur. Puis, lors de la 2e partie du match, le groupe breton recula et tenta de piquer sur attaques rapides.

Le Gym, placé 4-3-3, chercha des solutions dans son style le plus classique. Par du jeu court et des renversements pour faire bouger son adversaire, par du jeu rapide dans les couloirs pour lui faire mal. Dans un duel où il n’y eut pas un sac d’occasions (2 tirs cadrés pour le Gym, 3 pour Rennes), les Azuréens misèrent sur leur homme en forme pour faire la course en tête. Servi par Le Marchand, Plea crocheta Bourigeaud et déclencha une frappe qui, aidée par le dos de Gélin, trompa Koubek, peu après le quart d’heure de jeu (1-0, 16’). La juste récompense pour l’Aiglon de mars, qui afficha une grande conviction dans tous ses gestes et fut, encore une fois, le Niçois le plus en vue du jour.

Malgré cet avantage, l’on ne sentit jamais les poulains de Sabri Lamouchi en mesure de sombrer. Au contraire, ils continuèrent à résister et à faire planer le danger. Sur une touche anodine (du moins de prime abord...), Zeffane centra au cordeau et l’excellent Bourigeaud, en mouvement, reprit à une touche pour remettre les compteurs à 0 (1-1, 27’).

Les deux buteurs faillirent redonner l’avantage aux leurs avant la pause, mais Plea, trouvé par Lees-Melou dans la surface, se heurta à deux reprises à la défense rennaise (35’). Dans la foulée, Bourigeaud récupéra le cuir et tenta une frappe de 50 mètres, sur laquelle Benitez dut s’arracher (37’).

Une grosse frappe de Pléa boxée par Koubek et non-reprise par Lees-Melou – pour quelques centimètres – (50’) et un enchaînement de ce même PLM, qui s’acheva par une frappe contrée, lancèrent le second acte. Et prouvèrent que le Gym allait pousser pour prendre les devants, face à la Sud.

Plea envoya sur orbite Saint-Maximin, d’une transition « poitrine, mise à terre et passe appuyée ». Le numéro 7 enrhuma Bensebaini mais manqua le cadre (56’). Nice poussa, poussa. Rennes commença sérieusement à reculer, s’arc-bouta et tenta de piquer lors de ses rares sorties.

Malgré ce scénario et une nette domination lors des 20 premières minutes du second acte, un étrange mélange s’installa progressivement à l’Allianz Riviera. Les débats s’achevèrent sur un faux-rythme, sans folie. Sans fièvre. L’entrée de Mika Le Bihan - la bonne nouvelle du jour - dans les 10 dernières minutes ne suffit pas à infléchir le scénario des débats.

Un scénario renvoyant les deux adversaires dos à dos et préservant l’unité d’avance des Bretons.

Il reste désormais 6 rencontres aux hommes du Comté pour doubler, à distance, leurs adversaires du jour.

LA RÉACTION DE LUCIEN FAVRE

« En première mi-temps ce n’était pas bon. Il n’y avait pas de rythme, pas de mouvement devant. Il y avait trop peu d’impulsion balle au pied, nous avons fait trop de passes latérales qui ne servaient a rien. On n’a pas donné de solutions en bougeant, en pressant. Pour déranger les adversaires il faut mettre du rythme, on n’en a pas assez mis. On marque sur une frappe déviée, tant mieux, et on se fait reprendre trop rapidement. Après la pause c’était nettement mieux. Il y avait plus de prise de risque, des occasions un peu plus de mouvement même si c’était insuffisant. Après il faut reconnaître que l’on a rencontré une bonne équipe. Le but encaissé ? Je n’ai pas bien vu mais effectivement c’est sur une action anodine à la base… sur une touche, ce n’est pas possible. A part ça Rennes a eu des occasions en rupture, quelques débordements de Sarr mais autrement on a eu les meilleures opportunités ».

LA RÉACTION DE ALASSANE PLÉA

« On avait le match en main mais on n’a pas mis tous les ingrédients. Franchement, il y avait la place, on était un peu au-dessus en 2e mi-temps, on a eu les occasions et on ne les a pas concrétisées. Il faut en faire un peu plus, on est à domicile, on doit gagner. Nous restons dans le coup mais ce sont des points de perdus dans la course à l’Europe. Ceci étant, on n’est pas distancés. Tout le monde est collé, il n’y a pas une équipe qui arrive à se détacher. Ça va se jouer jusqu’à la fin, on le sait. Il va falloir être costaud et gagner un maximum de matchs ».

A Nice, Allianz Riviera,
OGC Nice 1-1 Stade Rennais (1-1 à la mi-temps)

Affluence : 23 827 spectateurs

Arbitre : M. Jérôme Brisard

Buts : Pléa (17’) pour Nice ; Bourigeaud (27’) pour Rennes

Avertissements : Souquet (38’), Lees-Melou (69’), Le Marchand (78’), Dante (90’+5) pour Nice ; Gélin (9’), Khazri (45’), Sarr (82’), André (90’+3) pour Rennes

OGC Nice : Benitez - Souquet, Marlon, Dante (cap.), Le Marchand - Lees-Melou, Cyprien, Seri - Saint-Maximin (Srarfi, 89’), Balotelli (Le Bihan, 81’), Plea.

Stade Rennais : Koubek - Zeffane, Gélin, Gnagnon, Bensebaini - Bourigeaud, André (cap.), Prcic, Sarr (Hunou, 90’) - Khazri, Sakho (Léa-Sliki, 61’ ; Brandon 90’+3).

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Jane Doe

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